L’année 2019 marquera-t-elle un vrai virage dans la politique d’accompagnement des personnes âgées en perte d’autonomie ? Une loi « Grand âge et autonomie » a été promise par le gouvernement notamment pour régler l’éternelle question du financement de la prise en charge de la dépendance.

Les Français sont préoccupés par la question de la perte d’autonomie et attendent des solutions pour les personnes âgées. Pour preuve, leur forte mobilisation pour contribuer à la consultation citoyenne en ligne « Comment mieux prendre soin de nos aînés ? », dans le cadre de la concertation nationale « Grand âge et autonomie » : 414.000 personnes de tous âges ont participé. Elles ont posté pas moins de 18.000 propositions. Au total, 1,7 million de votes ont été enregistrés ! Cette consultation « se distingue par son ampleur exceptionnelle », s’est félicité le ministère des Solidarités et de la Santé.

Sans surprise, les Français plébiscitent le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie et définissent trois priorités : l’adaptation des logements, l’équipement en solutions innovantes et le développement d’une vraie offre de services à domicile. En 2015, la loi d’adaptation de la société au vieillissement, dite loi ASV, avait donné la priorité au soutien à domicile et à l’aide aux aidants. La future loi sur le grand âge devrait renforcer ces deux axes. La concertation se poursuit, un rapport préparatoire pour le projet de loi doit être remis au gouvernement en janvier.

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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

27 décembre 2018
Sécurité au quotidien

Veiller à la qualité de l’air intérieur en hiver

Veiller à la qualité de l’air intérieur en hiver

Bien vieillir chez soi, c’est aussi respirer au quotidien un air de qualité. Trop souvent oublié, la qualité de l’air intérieur est essentielle pour éviter les problèmes de santé.


Les Français passent en moyenne 80 à 90% de leur temps à l’intérieur de bâtiments que ce soit sur le lieu de travail ou au domicile. Ce taux est encore plus élevé chez les populations les plus fragiles telles que les personnes âgées, les personnes malades ou les jeunes enfants.


Et pourtant à la différence de la pollution de l’air extérieur, plus médiatisée, celle de l’air intérieur est restée relativement méconnue jusqu’au début des années 2000.
Les sources de pollution présentes à l’intérieur des logements sont multiples : produits de construction et de décoration, d’ameublement, d’entretien, de bricolage, constituants du bâtiment, du mobilier, appareils de combustion (chaudières, poêles, chauffe-eau),  tabagisme, utilisation de bougies, d’encens, présence de plantes ou d’animaux domestiques, air extérieur, etc. 


Si notre logement n'est pas suffisamment aéré, les polluants s'accumulent, en particulier l'hiver, lorsque l'on ouvre moins souvent les fenêtres.


Les troubles de santé potentiellement associés à une mauvaise qualité de l’air intérieur sont nombreux et variés et comprennent notamment les pathologies du système respiratoire (rhinites, bronchites). Une mauvaise qualité de l’air favorise également l’émergence de symptômes tels que allergies, irritations du nez, des yeux, des voies respiratoires, maux de tête, vertiges, insomnies, asthme voire intoxications.


Les bons gestes à adopter
Aérer toutes les 10 minutes par jour hiver comme été, en ouvrant les fenêtres permet de :
- Renouveler l’air intérieur, notamment lors d’activités telles que le ménage, le bricolage, la cuisine, etc.
- Réduire la concentration des polluants dans votre logement 


Ne perturbez pas la circulation de l’air de votre logement :
- N’arrêtez pas les systèmes de ventilation mécanique (VMC)
- Ne bouchez pas les ouvertures d’aération ou ne les cachez pas derrière un meuble ou un revêtement. Veillez à les maintenir propres.
- Veillez à ce qu’il y ait toujours sous vos portes un espace de 2 cm pour permettre à l’air de passer.

L’air sec fragilise les muqueuses nasales. Un taux d’humidité compris entre 40 et 70% et une température comprise entre 16 et 22°C sont propices à une bonne qualité de l’air intérieur. Pour contrôler ces paramètres, un hygromètre et un thermomètre sont bien utiles. Il est recommandé d’humidifier l’air à l’aide d’un humidificateur.