Débutée en octobre dernier, la concertation « Grand âge et autonomie » vient de prendre fin. La consultation en ligne des Français sur la question « Comment mieux prendre soin de nos aînés » avait rencontré un franc succès : 414.000 participants pour plus de 18.000 contributions citoyennes. Sans surprise, les répondants ont d’abord demandé à pouvoir vieillir chez eux.
Dix groupes de travail ont rendu leurs conclusions sur des sujets tels que la place de la personne âgée à l’hôpital, le panier de biens et services, l’offre de demain, ou encore l’articulation entre les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et le domicile, et des forums régionaux ont enrichi cette réflexion. Les enseignements de tous ces travaux donneront lieu à un rapport remis le 28 mars au gouvernement.
Et ensuite ? Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé a promis, le 12 mars, lors des Assises nationales des Ehpad à Paris, que le gouvernement passera alors « à l'action » dans les semaines suivantes en vue d'« apporter des solutions immédiates et des solutions de long terme ».
La loi d’adaptation de la société au vieillissement (ASV) de décembre 2015 a placé le maintien à domicile des personnes âgées dépendantes au cœur des préoccupations. Le futur projet de loi « grand âge » attendu pour la fin de l'année devra également répondre à cette attente forte des Français : vieillir chez eux le plus longtemps possible.
Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

27 décembre 2018
Sécurité au quotidien

Veiller à la qualité de l’air intérieur en hiver

Veiller à la qualité de l’air intérieur en hiver

Bien vieillir chez soi, c’est aussi respirer au quotidien un air de qualité. Trop souvent oublié, la qualité de l’air intérieur est essentielle pour éviter les problèmes de santé.


Les Français passent en moyenne 80 à 90% de leur temps à l’intérieur de bâtiments que ce soit sur le lieu de travail ou au domicile. Ce taux est encore plus élevé chez les populations les plus fragiles telles que les personnes âgées, les personnes malades ou les jeunes enfants.


Et pourtant à la différence de la pollution de l’air extérieur, plus médiatisée, celle de l’air intérieur est restée relativement méconnue jusqu’au début des années 2000.
Les sources de pollution présentes à l’intérieur des logements sont multiples : produits de construction et de décoration, d’ameublement, d’entretien, de bricolage, constituants du bâtiment, du mobilier, appareils de combustion (chaudières, poêles, chauffe-eau),  tabagisme, utilisation de bougies, d’encens, présence de plantes ou d’animaux domestiques, air extérieur, etc. 


Si notre logement n'est pas suffisamment aéré, les polluants s'accumulent, en particulier l'hiver, lorsque l'on ouvre moins souvent les fenêtres.


Les troubles de santé potentiellement associés à une mauvaise qualité de l’air intérieur sont nombreux et variés et comprennent notamment les pathologies du système respiratoire (rhinites, bronchites). Une mauvaise qualité de l’air favorise également l’émergence de symptômes tels que allergies, irritations du nez, des yeux, des voies respiratoires, maux de tête, vertiges, insomnies, asthme voire intoxications.


Les bons gestes à adopter
Aérer toutes les 10 minutes par jour hiver comme été, en ouvrant les fenêtres permet de :
- Renouveler l’air intérieur, notamment lors d’activités telles que le ménage, le bricolage, la cuisine, etc.
- Réduire la concentration des polluants dans votre logement 


Ne perturbez pas la circulation de l’air de votre logement :
- N’arrêtez pas les systèmes de ventilation mécanique (VMC)
- Ne bouchez pas les ouvertures d’aération ou ne les cachez pas derrière un meuble ou un revêtement. Veillez à les maintenir propres.
- Veillez à ce qu’il y ait toujours sous vos portes un espace de 2 cm pour permettre à l’air de passer.

L’air sec fragilise les muqueuses nasales. Un taux d’humidité compris entre 40 et 70% et une température comprise entre 16 et 22°C sont propices à une bonne qualité de l’air intérieur. Pour contrôler ces paramètres, un hygromètre et un thermomètre sont bien utiles. Il est recommandé d’humidifier l’air à l’aide d’un humidificateur.