Accompagner un proche en perte d’autonomie (handicapé ou dépendant) peut avoir de lourdes conséquences sur la santé. Trouble du sommeil, fatigue, anxiété, douleurs articulaires, troubles musculo-squelettiques… la santé des aidants est mise à mal.  Sans oublier qu’un aidant sur deux déclare souffrir de stress et de surmenage. Plus inquiétant encore : un tiers des proches aidants meurent avant leur proche malade.

Dans ce contexte, la santé sera la thématique de la prochaine édition de la Journée nationale des aidants, le 6 octobre. La place des 11 millions d’aidants - dont 5 millions auprès d’une personne âgée dépendante - fera partie des thèmes de la grande concertation nationale sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes qui débute en octobre.  Par ailleurs, la ministre des Solidarités et de la Santé a inscrit dans sa feuille de route « Grand âge et autonomie », présentée en mai dernier, un plan national pour les aidants.

Avec le vieillissement de la population, l’explosion des maladies chroniques, le développement de la prise en charge en ambulatoire et de l’hospitalisation à domicile, le rôle des proches aidants sera de plus en plus important. D’où l’urgence de prendre en compte leur rôle, leur épuisement, leur droit au répit.

Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

01 décembre 2017
Equipement

Les bienfaits de la luminothérapie

Les bienfaits de la luminothérapie

En hiver, la quantité moyenne de lumière mesurée dans une maison est d´environ 50 à 100 lux soit 1000 fois moins qu´en plein été. Les personnes âgées passent plus de temps à l’intérieur en raison de mobilité réduite, ce qui entraîne une réduction d’exposition à la lumière. La luminothérapie peut être une solution. Conseils pour choisir son équipement.

 La luminohérapie consiste à s’exposer de façon quotidienne à une source artificielle de lumière d’intensité et de spectre lumineux spécifique proche de la lumière solaire. Cette lumière dite à spectre reproduit la lumière du soleil mais sans la présence des rayons ultra-violets. Grâce à cette exposition, la rétine de l’œil arrête la production de la mélatonine (hormone du sommeil) au profit de la sérotonine (hormone antidépresseur).

Pourquoi l’utilise-t-on ?

Elle est classiquement utilisée pour les troubles liés à la dépression saisonnière (ou troubles affectifs saisonniers, c’est-à-dire une affection touchant les individus lorsque la durée quotidienne d’ensoleillement est plus faible, soit du mois de novembre au retour du printemps. Elle peut se manifester par un sentiment de tristesse, une tendance à grignoter, un sommeil de mauvaise qualité,…).

Luminothérapie et Alzheimer.

 

La luminothérapie  permettrait également une amélioration du rythme veille/sommeil chez les personnes âgées, notamment celles atteintes de pathologies de type maladie d’Alzheimer.

La luminothérapie pourrait diminuer l’agitation de leur sommeil et en améliorer la qualité.

Les chercheurs ont constaté des améliorations de l’humeur et du sommeil ainsi qu’une réduction de l’agitation, et dans le cas de certains patients atteints de démence : une légère amélioration des facultés cognitives et un réajustement du rythme circadien.

Utilisée en fin d’après-midi, la luminothérapie retarde l’heure du coucher des personnes âgées ayant l’habitude de se coucher trop tôt.

es cures de luminothérapie doivent cependant être rigoureusement suivies pour obtenir un effet immédiat et durable :trente minutes tous les jours au réveil, à la même heure, à partir de septembre-octobrejusqu’au printemps, six jours sur sept.

L’utilisation de la luminothérapie en fin de journée permettra de retarder la phase de sommeil chez la personne âgée et donc d’éviter un réveil trop précoce en fin de nuit.

Y-a-t-il des contre-indications ?

La luminothérapie est contre-indiquée aux personnes souffrant de troubles oculaires tels que la cataracte, le glaucome, la rétinite…

Les personnes âgées bénéficiant d’un traitement aux effets photosensibles ne peuvent en théorie utiliser de traitements par la lumière : elles doivent consulter leur médecin dans ce cas.

Choisir sa lampe de luminothérapie à domicile

Les lampes de luminothérapie sont de plus en plus nombreuses sur le marché. Les spécialistes en luminaires comme les magasins d’électroménagers présentent différents modèles et design. Mais avant d’acheter votre lampe, il faut prendre en compte quelques critères.

La norme

Vérifier que la lampe de votre choix dispose de la norme m CE médical (93/42/CEE) qui vous garantit notamment que la lampe répond aux exigences de sécurité et d'information du consommateur. Vous serez également assuré que la lampe n'émet pas d'UV nocifs pour la peau

La norme IP44, quant à elle, signifie que la lampe ne craint pas les projections d'eau.

 

Vérifier la quantité d’émission de rayons infrarouges et ultraviolets

 

Avant toute acquisition d’une lampe de luminothérapie, le deuxième point à contrôler est la quantité de rayons ultraviolets et infrarouges qu’elle émet. Il est recommandé ici de choisir une lampe qui n’en émet pas tout simplement. Cependant, si vous avez opté pour une lampe portant la mention «  CE Médical «, alors vous pouvez avoir l’assurance qu’elle n’émet pas de rayons ultraviolets et infrarouges.

 

Choisir une lampe qui délivre 10.000 lux


La quantité de lux qu’émet une lampe de luminothérapie figure aussi parmi les critères essentiels à prendre en compte lors du choix. Il importe de savoir que le lux est l’unité lumineuse correspondant à la lumière que produit une bougie sur une distance d’un mètre. En effet, avec une telle lampe, votre séance de luminothérapie matinale pourra se limiter à une demi-heure. Si vous optez pour une lampe ne produisant que 5 000 lux par exemple, votre séance devra durer une heure pour obtenir les mêmes résultats.

Remarque : avec une lampe de 10 000 lux, vous pourrez vous placer jusqu’à 50 cm de distance pendant une demi-heure.

 

Prenez en considération des critères plus pratiques pour utiliser votre lampe de luminothérapie avec un maximum de confort :

  • La taille : poserez-vous votre lampe sur un meuble ou au sol ?
  • Le poids : serez-vous amené à transporter votre lampe ?
  • La durée de la garantie.

Si vous pensez les faire durant votre petit déjeuner, choisissez une lampe que vous pourrez poser sur une table.