L’année 2019 marquera-t-elle un vrai virage dans la politique d’accompagnement des personnes âgées en perte d’autonomie ? Une loi « Grand âge et autonomie » a été promise par le gouvernement notamment pour régler l’éternelle question du financement de la prise en charge de la dépendance.

Les Français sont préoccupés par la question de la perte d’autonomie et attendent des solutions pour les personnes âgées. Pour preuve, leur forte mobilisation pour contribuer à la consultation citoyenne en ligne « Comment mieux prendre soin de nos aînés ? », dans le cadre de la concertation nationale « Grand âge et autonomie » : 414.000 personnes de tous âges ont participé. Elles ont posté pas moins de 18.000 propositions. Au total, 1,7 million de votes ont été enregistrés ! Cette consultation « se distingue par son ampleur exceptionnelle », s’est félicité le ministère des Solidarités et de la Santé.

Sans surprise, les Français plébiscitent le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie et définissent trois priorités : l’adaptation des logements, l’équipement en solutions innovantes et le développement d’une vraie offre de services à domicile. En 2015, la loi d’adaptation de la société au vieillissement, dite loi ASV, avait donné la priorité au soutien à domicile et à l’aide aux aidants. La future loi sur le grand âge devrait renforcer ces deux axes. La concertation se poursuit, un rapport préparatoire pour le projet de loi doit être remis au gouvernement en janvier.

Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
Votre partenaire expert vous offre DOMIMAG, le magazine du bien-vieillir chez vous qui vous informe, vous conseille, vous oriente.

Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

13 septembre 2016
Bons gestes

Prendre soin de la peau d’une personne âgée

Prendre soin de la peau d’une personne âgée

Sécheresse de la peau,  plaies, démangeaisons, réactions médicamenteuses…Les problèmes cutanés sont plus fréquents chez les personnes âgées que chez les jeunes.


Avec l’avancée en âge, la peau se détend et des rides apparaissent, puis se creusent. Mais au-delà de ces « signes extérieurs » du vieillissement, la peau se fragilise.

La diminution de l’épaisseur de la peau et en particulier de la quantité de collagène engendre une perte de souplesse et donc un risque accru de plaies ou de déchirures.
La peau est constituée de trois couches bien distinctes : l’épiderme, qui protège le corps ; le derme, qui possède des vaisseaux permettant la diffusion d’éléments nutritifs vers l’épiderme et enfin, au-dessous du derme, l’hypoderme qui est constitué de tissus adipeux (graisse) et de tissus conjonctifs.


Des produits d’hygiène adaptés


La peau s’affine, produit moins de sébum, retient moins d’eau. La sécheresse cutanée est très courante chez les personnes âgées. La peau devient alors extra-sèche avec une sensation d'inconfort ou de démangeaisons...

Il est important d’en prendre compte lors de la toilette de la personne âgée en utilisant les produits d’hygiène adaptés : des savons doux et gras (savons surgras) et une crème hydratante.

La peau des personnes âgées contient moins de composés nécessaires à la production de vitamine D que celle des jeunes. Ainsi, pour une même dose d'exposition solaire, les personnes âgées produisent vraisemblablement moins de vitamine D que les personnes plus jeunes.


Les personnes âgées sont plus facilement sujettes aux ampoules, éraflures et autres lésions par cisaillement ». Sans oublier un moindre renouvellement des cellules de l’épiderme et donc un risque plus important de cancers cutanés, en cas d’exposition aux rayons ultraviolets, ou une cicatrisation moins rapide en cas de plaies et autres lésions de la peau. C’est également cette diminution du nombre de cellules qui va favoriser l’apparition de taches, dites de vieillesse.


Risques d’infections


Avec l’âge que la peau va prendre une coloration pâle. La raison ? La vascularisation du derme diminue avec, à la clé, une baisse de la température de la surface cutanée et donc une plus grande difficulté pour la personne âgée de réguler sa température et d’éliminer certaines toxines. D’où une augmentation conséquente du nombre de maladie cutanée, plus généralement appelée dermatose. Une personne de plus de 65 ans sur deux en souffrirait et aurait besoin de soins médicaux. D’autant que les fissures et autres craquelures  qui apparaissent sur une peau sèche sont de véritables portes d’entrée pour les bactéries.  Dès lors peuvent apparaître des infections bactériennes superficielles. Il n’est pas rare ainsi que les personnes âgées développent des infections dans les ongles, qui apparaissent alors décolorés et épaissis, et sur la peau, en particulier au niveau des pieds.


Vigilance avec les médicaments 


Il faut enfin être très vigilant vis-à-vis des réactions médicamenteuses indésirables car les personnes âgées ont souvent tendance à prendre plusieurs médicaments. La peau jouera alors le rôle de sentinelle, puisqu’en cas de réaction médicamenteuse, des taches rouges, qui démangent voire qui forment des bulles pourront faire leur apparition. Dans ce cas, il faut alerter immédiatement le médecin traitant afin qu’il puisse arrêter le médicament à l’origine du problème avant que les lésions ne deviennent trop sérieuses.


Si la  personne âgée est alitée en permanence ou reste au fauteuil trop longtemps, elle risque, plus que d'autres, d'avoir des complications appelées escarres. Une humidité excessive (transpiration excessive, incontinence) qui ramollit la peau être à l'origine de ces plaies de décubitus.

Le premier réflexe pour éviter tous ces maux est d’observer avec attention l’état de la peau de la personne âgée au quotidien.