Débutée en octobre dernier, la concertation « Grand âge et autonomie » vient de prendre fin. La consultation en ligne des Français sur la question « Comment mieux prendre soin de nos aînés » avait rencontré un franc succès : 414.000 participants pour plus de 18.000 contributions citoyennes. Sans surprise, les répondants ont d’abord demandé à pouvoir vieillir chez eux.
Dix groupes de travail ont rendu leurs conclusions sur des sujets tels que la place de la personne âgée à l’hôpital, le panier de biens et services, l’offre de demain, ou encore l’articulation entre les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et le domicile, et des forums régionaux ont enrichi cette réflexion. Les enseignements de tous ces travaux donneront lieu à un rapport remis le 28 mars au gouvernement.
Et ensuite ? Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé a promis, le 12 mars, lors des Assises nationales des Ehpad à Paris, que le gouvernement passera alors « à l'action » dans les semaines suivantes en vue d'« apporter des solutions immédiates et des solutions de long terme ».
La loi d’adaptation de la société au vieillissement (ASV) de décembre 2015 a placé le maintien à domicile des personnes âgées dépendantes au cœur des préoccupations. Le futur projet de loi « grand âge » attendu pour la fin de l'année devra également répondre à cette attente forte des Français : vieillir chez eux le plus longtemps possible.
Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

23 février 2018
Prise en charge

La personne de confiance, un allié à vos côtés

La personne de confiance, un allié à vos côtés

Face à la maladie ou la perte d'autonomie, désigner une personne de confiance peut être un moyen d'être assisté en cas de besoin. Explications.

Depuis la loi du 4 mars 2002, relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé, un patient peut désigner une personne de confiance qui va l'accompagner dans son parcours médical. Depuis octobre 2016, un décret détaille la désignation d'une personne de confiance avant l'entrée dans un établissement pour personnes âgées ou en cas de recours à un service médico-social (service d'aide à domicile, service de soins infirmiers à domicile...).

 

Quel est son rôle ?


Quand le patient est lucide, la personne de confiance l'accompagne dans son parcours de soins.?Elle assiste aux entretiens médicaux. Elle peut conseiller le patient dans ses prises de décisions.

Elle doit s'exprimer au nom du patient, et non en son nom. Mais parfois, si le patient n'ose pas ou s'il est sous le choc d'une annonce, elle peut poser des questions que le patient aurait souhaité poser et recevoir du médecin des explications qu'elle pourra répéter au patient.
Si le patient est hors d'état d'exprimer sa volonté, aucune intervention ne peut être réalisée sans que la personne de confiance n'ait été consultée, sauf urgence ou impossibilité de la contacter.

 

Comment la désigner ?

La démarche est simple : il suffit de la nommer par écrit. La personne de confiance peut être un parent, un proche ou le médecin traitant. Ce choix n'est pas définitif. La personne de confiance peut être révoquée à tout moment.

Personne de confiance et secret médical

Le secret médical n'est pas levé vis-à-vis de la personne de confiance qui n'a pas accès au dossier médical. Toutefois, en cas de diagnostic grave, la personne de confiance peut recevoir les informations nécessaires pour soutenir la personne malade, sauf si celle-ci s'y est opposée.

La personne de confiance peut être consultée par les médecins pour rendre compte de ses volontés si la personne malade n'est plus en mesure de les exprimer. Dans ce cas précis, le médecin ou l'équipe médicale consulte en priorité la personne de confiance. Il est donc primordial que la personne de confiance connaisse les volontés de la personne pour qu'elles puissent les indiquer. Les directives anticipées peuvent également lui être confiées.
En cas de diagnostic grave, et sauf opposition du malade, les professionnels de santé sont autorisés à informer la personne de confiance de manière à ce qu'elle puisse apporter le soutien nécessaire à la personne malade. Lorsque la personne malade est hors d'état d'exprimer sa volonté, la personne de confiance est la première à être informée de l'état de santé du malade et la première consultée sur les soins à prodiguer.

 

Personne de confiance et aide à domicile

Votre personne de confiance sera consultée par le service d'aide à domicile qui vous prend en charge au cas où vous rencontriez des difficultés dans la connaissance et la compréhension de vos droits. Cette consultation n'a pas vocation à se substituer à vos décisions.