Qui dit nouvelle année, dit nouvelles résolutions, nouvelles priorités. Pour la stratégie nationale de santé 2018-2022, la prévention et la promotion de la santé seront deux axes centraux. En somme, mieux vaut prévenir que guérir !
Les personnes âgées comptent parmi les publics prioritaires avec la prévention de la perte d’autonomie.

En ligne de mire ? La prévention de la dénutrition qui passe par une alimentation adéquate et une activité physique régulière et adaptée. La prévention de la dépression des seniors notamment grâce à la lutte contre le risque d’isolement social. Haro également sur la iatrogénie médicamenteuse et les chutes, principaux facteurs d’hospitalisation évitable des personnes âgées et qui accentuent la dégradation de l’état de santé et l’entrée en dépendance.
 
Après la loi d’adaptation de la société au vieillissement, la stratégie nationale de santé 2018-2022 entend renforcer, à son tour, le repérage et la reconnaissance du rôle des aidants des personnes âgées, handicapées, ou atteintes de maladies chroniques.

Un soutien indispensable pour ces 11 millions de personnes dont l'engagement auprès de leurs proches a souvent des effets négatifs sur leurs revenus, leur vie professionnelle et sociale, leur état de santé et leur bien-être. Un soutien qui reposera également sur le développement des dispositifs de répit.

Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile. Votre partenaire expert vous offre DOMIMAG, le magazine du bien-vieillir chez vous qui vous informe, vous conseille, vous oriente.

Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

30 décembre 2015
Prise en charge

Bénéficier du congé de proche aidant

Bénéficier du congé de proche aidant

La loi relative à l'adaptation de la société au vieillissement transforme le congé de soutien familial en "congé de proche aidant". Explications.

Jugé "trop rigide et restrictif" par le gouvernement, le congé de soutien familial disparaît au profit d'un "congé de proche aidant".


Qu’est-ce qui change ?

 

Jusqu'à présent, un salarié pouvait prendre ce congé pour s'occuper d'une personne de son entourage familial (conjoint, concubin, partenaire pacsé, parent, enfant, etc.) présentant un handicap ou une perte d'autonomie d'une particulière gravité. La nouvelle loi étend la liste des proches pouvant être accompagnés au-delà du cercle familial.


Le congé pourra désormais être pris en vue d'aider :
-  Son conjoint ;
-  Son concubin ;
-  Son partenaire lié par un pacte civil de solidarité ;
-  Son ascendant ;
-  Son descendant ;
-  L'enfant dont il assume la charge au sens de l'article L. 512-1 du code de la sécurité sociale ;
-  Son collatéral jusqu'au quatrième degré ;
-  L'ascendant, le descendant ou le collatéral jusqu'au quatrième degré de son conjoint, concubin ou partenaire lié par un pacte civil de solidarité ;
La personne âgée ou la personne handicapée avec laquelle il réside ou entretient des liens étroits et stables, à qui il vient en aide de manière régulière et fréquente à titre non professionnel pour accomplir tout ou partie des actes ou des activités de la vie quotidienne.


Qui peut en bénéficier ?

 

Le congé peut être pris en cas de dégradation soudaine de l’état de santé de la personne aidée ou d’une situation de crise nécessitant une action immédiate du proche aidant.
Ce congé est ouvert aux salariés ayant au moins deux ans d’ancienneté dans l’entreprise. Il n’est ni rémunéré par l'employeur ni indemnisé par la sécurité sociale.


Les modalités

 

Le congé est d’une durée de 3 mois renouvelable, sachant qu'il ne peut pas excéder 1 an pour l'ensemble de la carrière.

Ses modalités sont assouplies sur deux points :
- le salarié pourra transformer le congé en période de travail à temps partiel avec l'accord de son employeur ;
- le congé pourra être fractionné, sans pouvoir dépasser la durée maximale de 3 mois renouvelable, toujours avec l'accord de l'employeur.
Le salarié dispose de 48 heures pour avertir son employeur avant la date de congé envisagée, mais en cas de dégradation soudaine et urgente de l’état de santé de la personne aidée, le congé peut être alloué immédiatement. Un décret précisera les modalités du fractionnement et en particulier, la durée minimale de chaque période de congé.