Qui dit nouvelle année, dit nouvelles résolutions, nouvelles priorités. Pour la stratégie nationale de santé 2018-2022, la prévention et la promotion de la santé seront deux axes centraux. En somme, mieux vaut prévenir que guérir !
Les personnes âgées comptent parmi les publics prioritaires avec la prévention de la perte d’autonomie.

En ligne de mire ? La prévention de la dénutrition qui passe par une alimentation adéquate et une activité physique régulière et adaptée. La prévention de la dépression des seniors notamment grâce à la lutte contre le risque d’isolement social. Haro également sur la iatrogénie médicamenteuse et les chutes, principaux facteurs d’hospitalisation évitable des personnes âgées et qui accentuent la dégradation de l’état de santé et l’entrée en dépendance.
 
Après la loi d’adaptation de la société au vieillissement, la stratégie nationale de santé 2018-2022 entend renforcer, à son tour, le repérage et la reconnaissance du rôle des aidants des personnes âgées, handicapées, ou atteintes de maladies chroniques.

Un soutien indispensable pour ces 11 millions de personnes dont l'engagement auprès de leurs proches a souvent des effets négatifs sur leurs revenus, leur vie professionnelle et sociale, leur état de santé et leur bien-être. Un soutien qui reposera également sur le développement des dispositifs de répit.

Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

02 février 2018
Prise en charge

Le don de RTT et congés élargi aux proches aidants

Le don de RTT et congés élargi aux proches aidants

Jusqu'à présent un salarié pouvait donner un ou plusieurs jours de congé à un collègue, parent d'un enfant gravement malade. Désormais, ce sera possible aussi pour ceux qui prennent soin d'un proche dépendant (âgée ou en situation d'handicap). Explications.

 

Le Parlement vient d'ouvrir aux aidants de personnes âgées ou handicapées la possibilité de bénéficier de jours de congés donnés par leurs collègues salariés.

Les députés ont adopté, début décembre 2017, puis les sénateurs, le 31 janvier 2018 – dans les mêmes termes - une proposition de loi qui permettra aux salariés volontaires, et en accord avec leur employeur, de faire don de certains de leurs congés à un collègue « aidant ». C'est-à-dire s'occupant sur son temps libre d'une à une personne en perte d'autonomie "d'une particulière gravité" ou présentant un handicap.

 

Depuis la loi Mathys du 9 mai 2014, les salariés avaient déjà la possibilité de faire don de leurs jours de repos à leurs collègues (dans le secteur privé comme dans le secteur public) mais uniquement aux parents d'un enfant gravement malade.

 

Comment cela fonctionne ?

 

Concrètement, le salarié qui souhaite donner un jour de congé (RTT, récupération ou congés payés) devra se manifester auprès de son employeur et préciser qui sera le bénéficiaire. Auparavant, il doit lui-même avoir pris un minimum de vingt-quatre jours ouvrables de congés annuels. A noter : Il s'agit d'un don volontaire et anonyme et sans contrepartie.

 

Un certificat médical obligatoire


De son côté, l'aidant aura l'obligation de fournir un certificat médical attestant de la gravité du problème de la personne dépendante et du caractère indispensable de son soutien. Le dispositif devrait également permettre au salarié aidant de continuer à être rémunéré pendant ces congés supplémentaires.

 

La personne aidée peut être le conjoint (marié, pacsé, concubin), un ascendant, un descendant, un enfant à charge, un collatéral jusqu'au 4e degré (cousin germain), l'ascendant, descendant ou collatéral jusqu'au 4e degré de son partenaire (marié, pacsé ou concubin) ou encore "une personne âgée ou handicapée avec laquelle il réside ou avec laquelle il entretient des liens étroits et stables, à qui il vient en aide de manière régulière et fréquente, à titre non professionnel, pour accomplir tout ou partie des actes ou des activités de la vie quotidienne."

 

Une autre proposition de loi sera examinée le 18 mars. Elle porte sur le congé de proche aidant qui n'est, aujourd'hui, ni rémunéré ni indemnisé. Son auteur, le député communiste Pierre Dharréville, demande qu'il soit rémunéré 43 € par jour. Un montant identique à celui de l'allocation journalière de présence parentale.