L’éternelle question du financement de la dépendance va revenir en débat, dans les semaines à venir. En juin dernier, le président de la République a promis une loi votée avant fin 2019. « Nous devons avoir un débat national, indispensable pour répondre au nouveau risque de la dépendance. Sur ce sujet, l'année 2019 sera consacrée à une loi qui sera votée avant la fin de l’année. », avait déclaré Emmanuel Macron, lors de son discours devant le congrès de la Mutualité à Montpellier.

Deux tiers des Français considèrent que l'État et les pouvoirs publics doivent "prendre en charge financièrement les personnes âgées dépendantes", et seul un tiers est favorable à une nouvelle cotisation sociale "obligatoire pour tous", selon un sondage rendu public, en mars, par la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees).

L’enjeu est de taille. D’ici à 2050, la France comptera près de 5 millions de plus de 85 ans, contre 1,5 million aujourd’hui. Face à ce choc démographique, les dépenses liées à la dépendance, estimées aujourd’hui à près de 30 milliards d’euros annuels (24 milliards d’euros en dépenses publiques, le reste reposant sur les ménages), pourraient exploser.

Un débat de société qui permettra de remettre au cœur des préoccupations le devenir des personnes âgées en perte d’autonomie.

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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

31 août 2018
Solutions de répit

Concilier rôle d’aidant et vie professionnelle

Concilier rôle d’aidant et vie professionnelle

En France, près de 50% des aidants ont une activité professionnelle. Pas toujours facile de concilier l'aide apportée au quotidien à un proche et vie active. Zoom sur les dispositifs existants.

 

Aujourd'hui, plus de 8,3 millions de personnes s'occupent au quotidien d'un proche âgé, malade ou handicapé. Près de 50 % d'entre eux ont une activité professionnelle, ce qui représente entre 10 à 14% des salariés. Concilier vie active, vie familiale, vie sociale et aide à une personne âgée dépendante ou à une personne handicapée est un équilibre difficile à tenir. Surtout, lorsque l'on sait que certains aidants consacrent près de 5 heures par jour à leur proche atteint de la maladie d'Alzheimer.

8 salariés aidants sur dix (soit 1,3 million de salariés) ont modifié leurs horaires de travail, et plus d'1 sur 3 ont réduit leur nombre d'heures.

Il existe certains congés familiaux dédiés aux aidants. Ces congés permettent de suspendre temporairement leurs activités professionnelles afin de s'occuper pleinement de la personne dépendante et/ou handicapée.

 

Le congé de proche aidant

 

En vigueur depuis le 1 er janvier 2017, le congé de proche aidant a remplacé le congé de soutien familial en élargissant ses bénéficiaires (absence de liens familiaux avec la personne aidée) et en assouplissant ses modalités d'utilisation (possibilité de fractionner le congé ou de l'exercer à temps partiel). Ce congé est ouvert à tout salarié ayant au moins un an d'ancienneté dans l'entreprise, qu'il soit membre de la famille de la personne aidée ou qu'il entretienne avec elle des liens étroits et stables.

Pour en savoir plus, consultez l'article Domimag "Le « congé de proche aidant en vigueur au 1er janvier 2017" dans la rubrique "Solutions de répit".

 

Le congé de présence parentale

 

Les parents d'un enfant souffrant de handicap, atteint d'une maladie ou victime d'un accident grave peuvent interrompre leur activité professionnelle durant 310 jours sur une période maximale de 3 ans. Ce congé peut être obtenu sous réserve de la présentation d'un certificat médical indiquant la gravité de l'état de l'enfant.

Durant son congé, un parent peut bénéficier d'une allocation journalière et dans certain cas d'un complément forfaitaire pour frais. Le congé de présence parentale peut être renouvelé en cas de rechute ou de récidive de la pathologie de l'enfant.

 

Le congé de solidarité familiale

 

Ce congé (ex congé d'accompagnement de fin de vie) permet d'assister un proche souffrant d'une pathologie mettant en jeu le pronostic vital (ou en phase terminale d'une affection grave et incurable). Il est d'une durée maximale de 3 mois et peut être renouvelé une fois. Il peut être pris en continu, ou en période d'activité à temps partiel. Le contrat de travail est suspendu.

 

Le droit au répit des aidants

 

La loi sur l'adaptation de la société au vieillissement a consacré une véritable reconnaissance du statut d'aidant familial avec notamment le droit au répit. Il s'agit d'une dotation financière annuelle d'un montant d'environ 500 euros permettant le règlement d'un séjour temporaire en maison de retraite ou en établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) pour le malade à charge.

Pour en savoir plus, consultez l'article Domimag "Aidants : comment bénéficier du droit au répit ?" dans la rubrique "Solutions de répit".