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06 octobre 2017
Solutions de répit

Concilier rôle d’aidant et vie professionnelle

Concilier rôle d’aidant et vie professionnelle

Ce vendredi 6 octobre a lieu la 8ème édition de la journée nationale des aidants de personnes âgées en perte d’autonomie ou handicapées. En France, près de 50% des aidants ont une activité professionnelle. Pas toujours facile de concilier l’aide apportée au quotidien à un proche et vie active.

 

Aujourd’hui, plus de 8,3 millions de personnes s'occupent au quotidien d'un proche âgé, malade ou handicapé. Près de 50 % d’entre eux ont une activité professionnelle, ce qui représente entre 10 à 14% des salariés. Concilier vie active, vie familiale, vie sociale et aide à une personne âgée dépendante ou à une personne handicapée est un équilibre difficile à tenir. Surtout, lorsque l’on sait que certains aidants consacrent près de 5 heures par jour à leur proche atteint de la maladie d’Alzheimer.

8 salariés aidants sur dix (soit 1,3 million de salariés) ont modifié leurs horaires de travail, et plus d’1 sur 3 ont réduit leur nombre d’heures.

Il existe certains congés familiaux dédiés aux aidants. Ces congés permettent de suspendre temporairement leurs activités professionnelles afin de s’occuper pleinement de la personne dépendante et/ou handicapée.  


Le congé de soutien familial


Ce congé s'adresse aux salariés qui souhaitent suspendre leur contrat de travail pour s'occuper d'un proche âgé dépendant ou lourdement handicapé, mais aussi aux parents assumant la charge d'un enfant handicap. Ce congé ne peut ni être refusé, ni être reporté par l’entreprise dès lors que le salarié aura informé son employeur de son intention d’en jouir. D’une durée de 3 mois, ce congé peut être renouvelé pour une durée maximale d’un an sur l’ensemble de la carrière professionnelle. Le contrat de travail est suspendu pendant la période de congés. Le congé n’est pas rémunéré.

Ce congé peut être interrompu avant le terme des 3 mois et sous certaines conditions qui sont : le décès de la personne aidée, l’embauche d’un salarié professionnel, une diminution trop importante des revenus de l’aidant, une hospitalisation de la personne dépendante ou son admission dans un établissement adapté.

 

Le congé de solidarité familiale

 

Ce congé (ex congé d’accompagnement de fin de vie) permet d’assister un proche souffrant d’une pathologie mettant en jeu le pronostic vital (ou en phase terminale d’une affection grave et incurable). Il est d’une durée maximale de 3 mois et peut être renouvelé une fois. Il peut être pris en continu, ou en période d’activité à temps partiel. Le contrat de travail est suspendu.

 

Le congé de présence parentale

 

Les parents d’un enfant souffrant de handicap, atteint d’une maladie ou victime d’un accident grave peuvent interrompre leur activité professionnelle durant 310 jours sur une période maximale de 3 ans. Ce congé peut être obtenu sous réserve de la présentation d’un certificat médical indiquant la gravité de l’état de l’enfant.

Durant son congé, un parent peut bénéficier d’une allocation journalière et dans certain cas d’un complément forfaitaire pour frais. Le congé de présence parentale peut être renouvelé en cas de rechute ou de récidive de la pathologie de l’enfant.


Le droit au répit des aidants

La loi sur l’adaptation de la société au vieillissement devrait consacrer une véritable reconnaissance du statut d’aidant familial avec notamment le droit au répit. Il s’agit d’une dotation financière annuelle d’un montant d’environ 500 euros permettant le règlement d’un séjour temporaire en maison de retraite ou en établissement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) pour le malade à charge.

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