On juge une société à la manière dont elle traite ses anciens. Si l’accompagnement des personnes âgées en perte d’autonomie concerne aujourd’hui près de 5 millions de Français en tant que proches aidants, le rôle et la place que l’on souhaite donner aux plus âgés dans notre société implique chacun d’entre nous.

Le ministère des Solidarités et de la Santé a lancé une grande consultation citoyenne sur la prise en charge de la perte d’autonomie. Pendant deux mois, du 1er octobre au 9 décembre 2018, les Français(es), y compris les plus jeunes, vont pouvoir répondre librement à la question : « Comment mieux prendre soin de nos aînés ? »

Des groupes d’expression et des entretiens individuels seront organisés pour recueillir la parole des personnes âgées, des familles et des professionnels. Cette consultation de la société civile nourrira la réflexion du gouvernement au moment de préparer le projet de loi « Grand âge et autonomie » en 2019.

Et vous, quelles sont vos propositions et idées pour une société inclusive pour les personnes âgées ?

Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

07 mai 2018
Prévention

Adoptez une hygiène de vie "anti-Alzheimer"

Adoptez une hygiène de vie "anti-Alzheimer"

En adoptant tôt un mode de vie qui permet de maintenir la forme physique et intellectuelle, chacun peut retarder de plusieurs années le déclin cognitif lié à la maladie d'Alzheimer. Découvrez les conseils de la Fondation de la recherche médicale.

 

La maladie d'Alzheimer peut être retardée. Les chercheurs sont unanimes sur ce point. « Face à une maladie incurable, plusieurs études convergent pour affirmer que la prévention peut jouer un rôle primordial ; non pas en empêchant l'apparition des lésions dans le cerveau, mais en retardant l'apparition des symptômes de la maladie, et par conséquent en améliorant la qualité de vie et en repoussant l'âge de la dépendance », rappelle la Fondation pour la recherche médicale dans un livre blanc « La prévention pour combattre la fatalité », édité à l'occasion de la Journée mondiale contre la maladie d'Alzheimer, le 21 septembre.
Avoir une alimentation équilibrée de type méditerranéen, pratiquer une activité physique régulière, surveiller son taux de cholestérol, traiter son diabète et sa tension artérielle, conserver des activités stimulantes qui nécessitent organisation, planification, initiatives, maintenir le lien social avec son entourage : en adoptant tôt un mode de vie qui permet de maintenir la forme physique et intellectuelle, il est à la portée de chacun de retarder de plusieurs années le déclin cognitif lié à la maladie d'Alzheimer.

Limiter le risque cardio-vasculaire

De nombreuses études ont déjà rapporté l'impact négatif de l'hypertension artérielle, de l'hypercholestérolémie, de l'obésité, du diabète ou encore du tabagisme sur l'apparition de la maladie d'Alzheimer.

Éviter le stress chronique

« Des études ont montré que ce stress, qu'il soit professionnel ou social, favorise l'émergence de la maladie d'Alzheimer », commente la Fondation pour la recherche médicale. « Une grande étude suédoise, menée sur 35 ans auprès de 1 400 femmes, a conclu que le risque de développer une démence après une période de stress est 65 % plus élevé qu'en absence de stress. »
Quelques pistes pour éviter le stress : Identifier la source de son stress pour pouvoir ensuite s'en détacher. Apprendre la respiration abdominale. Pratiquer le yoga, la méditation, le tai-chi, etc. S'évader du quotidien régulièrement : activités, sport, amis, voyages, etc. Privilégier un sommeil de qualité : avoir un rythme veille/sommeil régulier. Pratiquer une activité calme avant le coucher pour favoriser l'endormissement.

Pratiquer une activité physique

L'exercice physique est bénéfique à tout âge et réduit la probabilité de déclarer la maladie d'Alzheimer et de subir un déclin cognitif. « De plus, pratiquer une activité physique quotidienne s'avère bénéfique à chacun des stades de la maladie : en prévention primaire, avant les premiers symptômes ; en prévention secondaire, au stade léger, et même au stade de la démence », souligne la Fondation de recherche médicale.

Adopter le régime méditerranéen

On connaissait depuis longtemps l'efficacité du régime méditerranéen, appelé également régime crétois, sur la diminution du risque cardiovasculaire ; Des études récentes (2015) viennent de mettre en lumière son effet hautement protecteur sur le déclin cognitif.
Ainsi, une observance rigoureuse du régime méditerranéen diminue de 54 % le risque de développer la maladie d'Alzheimer.
En quoi consiste le régime méditerranéen ? Il se compose d'huile d'olive, de fruits et de légumes, de noix et de céréales en grandes quantités, de poisson quotidiennement, de volaille en quantité modérée et d'un faible apport en produits laitiers, en viande rouge et en produits sucrés. Du vin accompagne le repas en petite quantité.

Maintenir des liens sociaux

L'importance des relations sociales est mise en avant dans les recommandations qui visent à prévenir l'apparition de la maladie d'Alzheimer. En effet, l'interaction avec autrui sollicite le cerveau. Tout d'abord via le langage, mais aussi parce qu'elle nécessite de s'adapter, de partager ses connaissances et demande de l'organisation

« Ces mesures préventives d'hygiène de vie doivent trouver leur place dès la quarantaine, même si, à tout âge, elles s'avèrent bénéfiques. Les dernières recherches tendent à montrer que plus leur mise en pratique est longue, meilleure est la protection vis-à-vis de la maladie d'Alzheimer », souligne la Fondation pour la recherche médicale.