On les a longtemps surnommés « Les Invisibles ». Ils tendent à l’être de moins en moins. Eux, ce sont les 11 millions de proches aidants d’une personne en perte d’autonomie. Plus de 4,5 millions d’entre eux accompagnent une personne âgée dépendante. L’actualité de ces dernières semaines montre que la reconnaissance des proches aidants avance pas à pas. Une reconnaissance de leur rôle essentiel aux côtés des professionnels du grand âge et du handicap mais également de leurs besoins d’être aidés, soutenus, soulagés, relayés.
La parution d’une récente loi sur la reconnaissance des proches aidants prévoit d'intégrer dans la négociation collective des branches professionnelles des mesures destinées à faciliter la conciliation entre la vie professionnelle et la vie personnelle des salariés proches aidants.
La ministre des Solidarités et de la Santé a annoncé qu’une série de mesures pour les proches aidants serait en réflexion cet été afin d’entrer en vigueur dès 2020. L’indemnisation du congé du proche aidant devrait être au programme. Depuis le 10 mai et jusqu’à fin 2021, des expérimentations de deux nouveaux dispositifs de répit pour les proches aidants sont lancées : le relayage et les séjours de répit aidant-aidé.
Les proches aidants sortent peu à peu de l’oubli. Pour les professionnels de l’aide à domicile, ces conjoints, enfants, frères et sœurs, amis, voisins des personnes en perte d’autonomie sont considérés, depuis longtemps, comme de précieux partenaires.
Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

31 mai 2019
Prévention

Cancer du sein : le risque toujours présent après 75 ans

Cancer du sein : le risque toujours présent après 75 ans

Après 75 ans, peu de femmes de femmes se soumettent au dépistage du cancer du sein. Pourtant, cette tranche d'âge reste très à risque.

 

Chaque année, près d'un quart des nouveaux cancers du sein diagnostiqués concernent des femmes de plus de 75 ans. 48 % des décès par cancer du sein surviennent aussi dans cette même population. A 75, 78, 82 ans, le dépistage du cancer du sein reste indispensable.

"Trop vieilles pour ça?"


Actuellement, dans le cadre du dépistage organisé, toutes les femmes entre 50 et 74 ans sont invitées à réaliser une mammographie tous les deux ans pour détecter une éventuelle tumeur - et tous les ans pour celles qui présentent des risques accrus de développer un cancer du sein.
« Passés 74 ans, les femmes n'entrent plus dans les cases du dépistage organisé et l'on constate qu'elles se retrouvent comme laissées pour compte d'une vigilance qui devrait pourtant persister. Trop vieilles pour qu'on les embête avec ça ? Peu à risque, parce qu'un cancer à cet âge ça n'évolue que lentement ? Non. Ce sont des idées reçues. Aussi fausses que tenaces, elles contribuent à ce grand silence et au manque d'information qui mettent les femmes âgées en danger : à la merci de tumeurs plus importantes, de traitements plus lourds et plus invalidants, de pronostics plus sombres », déplore le CNGOF.

Le cancer du sein de la femme âgée représente un enjeu de santé publique majeur, qui ne fera que s'accroître à mesure que l'espérance de vie augmente, dans de nombreux pays. La France n'y échappe pas. Chaque année, près d'un quart des nouveaux cancers du sein diagnostiqués concernent des femmes de plus de 75 ans. 48 % des décès par cancer du sein surviennent aussi dans cette même population. Qu'en sera-t-il, lorsqu'en 2030, la population comptera 20 % de femmes de plus de 70 ans, si l'on ne s'en préoccupe pas ?


Le Collège national des gynécologues obstétriciens français (CNGOF) a choisi de mener campagne, avec le soutien de la Ligue nationale contre le cancer et son comité du Bas-Rhin, pour sensibiliser les femmes et leurs médecins à cette nécessité de poursuivre examens cliniques et dépistage individuel réguliers : la vie ne s'arrête pas à 74 ans, la surveillance non plus.