Accompagner un proche en perte d’autonomie (handicapé ou dépendant) peut avoir de lourdes conséquences sur la santé. Trouble du sommeil, fatigue, anxiété, douleurs articulaires, troubles musculo-squelettiques… la santé des aidants est mise à mal.  Sans oublier qu’un aidant sur deux déclare souffrir de stress et de surmenage. Plus inquiétant encore : un tiers des proches aidants meurent avant leur proche malade.

Dans ce contexte, la santé sera la thématique de la prochaine édition de la Journée nationale des aidants, le 6 octobre. La place des 11 millions d’aidants - dont 5 millions auprès d’une personne âgée dépendante - fera partie des thèmes de la grande concertation nationale sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes qui débute en octobre.  Par ailleurs, la ministre des Solidarités et de la Santé a inscrit dans sa feuille de route « Grand âge et autonomie », présentée en mai dernier, un plan national pour les aidants.

Avec le vieillissement de la population, l’explosion des maladies chroniques, le développement de la prise en charge en ambulatoire et de l’hospitalisation à domicile, le rôle des proches aidants sera de plus en plus important. D’où l’urgence de prendre en compte leur rôle, leur épuisement, leur droit au répit.

Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

31 janvier 2018
Prévention

Détecter le risque de dénutrition

Détecter le risque de dénutrition

Le risque de dénutrition  concerne de 2 % à 4 % des personnes âgées vivant à domicile entre 60 et 80 ans et peut atteindre 10 % au-delà de 80 ans.

 

Contrairement aux idées reçues, les besoins nutritionnels de la personne âgée sont aussi importants que ceux d’un adulte à activité physique équivalente. Quand la personne âgée mange moins qu’elle ne dépense : elle est à risque de dénutrition. Cela provoque une diminution de la masse musculaire. C'est ce qui explique aussi la faiblesse physique générale et les troubles de la marche et de l'équilibre.

 

Les facteurs de risque

 

Plusieurs facteurs peuvent contribuer à la dénutrition chez la personne âgée. D’où la nécessité d’être particulièrement vigilant au comportement alimentaire de la personne âgée.

 

- Des problèmes bucco-dentaires ou une mauvaise dentition (douleurs ou difficultés à la mastication, prothèse mal adaptée…) contrarient les efforts de la personne âgée pour manger et contribue à la perte d’appétit.
 
- Des troubles de la déglutition peuvent également contribuer à favoriser un état de dénutrition.

- La diminution des capacités olfactives et gustatives, ainsi que l’altération de la perception des saveurs, qui s’amplifient au-delà de 70-75 ans, peuvent fragiliser l’état nutritionnel.

- L’isolement social est un facteur qu’il ne faut pas oublier. Faute de lien social, une personne âgée peut perdre l’intérêt de manger, puisqu’il faut le faire seul.

Pour la personne âgée en perte d’autonomie,  il est plus difficile d’aller faire ses courses, de les porter, de faire la cuisine…

 

Pour détecter tout risque de dénutrition, il est donc important de peser la personne âgée une fois par mois, à peu près à la même heure et de noter le poids sur un calendrier ou un cahier.

 

Garder l'envie de manger


Avec l'avancée en âge, l’appétence   pour   la   nourriture diminue.   Pour   faire   face à   cette  difficulté,  les   personnes   âgées  doivent «bien manger »,   c’est-à-dire   non   seulement   couvrir   leurs  besoins  physiologiques  mais  aussi  garder  «l’envie  de  manger» surtout,  ne  jamais  oublier  que  la  meilleure  prévention  contre  l’éloignement  de  la  nourriture, plaisir : du   goût,   de   la   convivialité,   de   l’esthétique   (environnement   et   présentation   de   l’assiette),  voire  de  la  préparation  par  soi-­même.

 

Des compléments nutritionnels

 

Des compléments nutritionnels oraux hypercaloriques et hyper-protidiques peuvent être prescrits par le médecin pour pallier un apport alimentaire insuffisant.

Ces aliments spécifiques existent sous différentes formes (liquides, solides, prêts à l’emploi ou à mélanger aux aliments, sous forme de poudres). 

Les compléments oraux sont recommandés afin de prévenir la dénutrition. Ils complètent l'alimentation normale mais ne doivent pas la remplacer. Ils sont pris par la personne âgée en collation dans la matinée,  dans l'après-midi et toujours à distance des repas.