L’éternelle question du financement de la dépendance va revenir en débat, dans les semaines à venir. En juin dernier, le président de la République a promis une loi votée avant fin 2019. « Nous devons avoir un débat national, indispensable pour répondre au nouveau risque de la dépendance. Sur ce sujet, l'année 2019 sera consacrée à une loi qui sera votée avant la fin de l’année. », avait déclaré Emmanuel Macron, lors de son discours devant le congrès de la Mutualité à Montpellier.

Deux tiers des Français considèrent que l'État et les pouvoirs publics doivent "prendre en charge financièrement les personnes âgées dépendantes", et seul un tiers est favorable à une nouvelle cotisation sociale "obligatoire pour tous", selon un sondage rendu public, en mars, par la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees).

L’enjeu est de taille. D’ici à 2050, la France comptera près de 5 millions de plus de 85 ans, contre 1,5 million aujourd’hui. Face à ce choc démographique, les dépenses liées à la dépendance, estimées aujourd’hui à près de 30 milliards d’euros annuels (24 milliards d’euros en dépenses publiques, le reste reposant sur les ménages), pourraient exploser.

Un débat de société qui permettra de remettre au cœur des préoccupations le devenir des personnes âgées en perte d’autonomie.

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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

16 février 2018
Prévention

Entretenir sa mémoire après 60 ans

Entretenir sa mémoire après 60 ans

Stimuler sa mémoire contribue à prévenir la maladie d'Alzheimer. Des activités intellectuelles (jeux de société, lecture...) et des exercices cognitifs sont recommandés après 60 ans.

 

La stimulation cognitive ralentit la perte des capacités cognitives et préserve les capacités encore présentes chez la personne âgée à partir de 60 ans et chez les malades d'Alzheimer. La stimulation cognitive s'adressentégalement aux personnes atteintes victimes d'AVC, ou aux traumatisés crâniens...).

La stimulation de la mémoire contribue à ralentir la perte d'autonomie et permet à la personne âgée à conserver ses ressources de la personne et son identité. Il est primordial de repérer chez la personne les capacités qui sont préservées et non "ce qui ne fonctionne plus". Ces capacités doivent être entraînées, elles permettent au patient d'avoir une meilleure estime de soi, et de changer le regard d'autrui qui a tendance à stigmatiser le malade comme n'étant plus capable. La lecture est une des capacités le plus longtemps préservée dans la maladie d'Alzheimer. », explique Annie Cornu-Leyrit, orthophoniste et auteur d'un blog proposant des exercices et des conseils pour stimuler la mémoire.

De nombreuses études ont prouvé que, sous l'influence de la stimulation cérébrale (jeux, activités diverses), le cerveau a la capacité de créer de nouvelles synapses et de réorganiser ses réseaux de neurones. C'est ce que les scientifiques appellent la plasticité cérébrale, c'est-à-dire la capacité du cerveau à réorganiser ses réseaux de neurones en fonction des stimuli extérieurs et des expériences vécues.

Toute activité intellectuelle est bonne pour la mémoire. Jouer aux échecs, aux jeux de dames, au scrabble, aux mots fléchés, lire la presse stimule efficacement la mémoire et permet d'enrichir son stock de connaissances.

 

Les Ateliers mémoire permettent de conserver ou d'optimiser l'autonomie intellectuelle et physique des seniors, notamment de celles souffrant de la maladie d'Alzheimer.

 

Les Ateliers mémoire sont organisés en séances hebdomadaires d'une à deux heures et comportent en général des exercices ludiques et pratiques.

Les exercices visant à stimuler les différentes formes de mémoire : mémoire ancienne, mémoire immédiate, mémoire visuelle et auditive, logique et imagination. Ils stimulent plusieurs fonctions du cerveau : la concentration, l'orientation temporo-spatiale, la planification, le jugement, l'organisation, la mémoire sémantique et la mémoire implicite.

L'atelier peut être centré autour d'activités comme le dessin, la peinture, la musique, la danse, l'écriture ou le débat d'idées.

 

"Toutes les activités intellectuelles participent à la préservation de la mémoire à condition qu’elles soient réalisées sans stress et qu’elles constituent une source de plaisir. Il n’a jamais été montré que s’obliger à participer à des ateliers mémoire permet de prévenir le déclin cognitif. En revanche, il existe de multiples études qui montrent que les personnes ayant des activités de loisirs stimulantes, comme le tricot, le jardinage, le bricolage, la lecture, ont un déclin des fonctions cognitives moins important que les personnes n’ayant pas ou peu d’activités de loisir", souligne le professeur Hélène Amieva, spécialiste des troubles cognitifs et de la mémoire, membre du conseil scientifique de l'Observaoire B2V des mémoires.

 

Où trouver un Atelier mémoire ?

 

Il convient de contacter votre Caisse d'assurance retraite et santé au travail (CARSAT) ou le Centre local d'information et de coordination (CLIC) de votre commune pour connaître les lieux et modalités d'inscription pour les Ateliers mémoire mis en place.

Une participation financière est demandée.

 

Le programme Peps Eurêka

La Mutualité sociale agricole (MSA) a mis en place le programme Peps Eurêka qui s'adresse aux personnes âgées de plus de 55 ans, quel que soit leur régime de retraite.

Peps Eurêka, une méthode qui allie la pratique d'une activité physique régulière, gymnastique intellectuelle et bonne hygiène de vie pour entretenir votre mémoire.

Pour vous inscrire, contactez directement votre caisse MSA ou votre régime de retraite.

memoire-et-langage.blogspot.com