Débutée en octobre dernier, la concertation « Grand âge et autonomie » vient de prendre fin. La consultation en ligne des Français sur la question « Comment mieux prendre soin de nos aînés » avait rencontré un franc succès : 414.000 participants pour plus de 18.000 contributions citoyennes. Sans surprise, les répondants ont d’abord demandé à pouvoir vieillir chez eux.
Dix groupes de travail ont rendu leurs conclusions sur des sujets tels que la place de la personne âgée à l’hôpital, le panier de biens et services, l’offre de demain, ou encore l’articulation entre les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et le domicile, et des forums régionaux ont enrichi cette réflexion. Les enseignements de tous ces travaux donneront lieu à un rapport remis le 28 mars au gouvernement.
Et ensuite ? Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé a promis, le 12 mars, lors des Assises nationales des Ehpad à Paris, que le gouvernement passera alors « à l'action » dans les semaines suivantes en vue d'« apporter des solutions immédiates et des solutions de long terme ».
La loi d’adaptation de la société au vieillissement (ASV) de décembre 2015 a placé le maintien à domicile des personnes âgées dépendantes au cœur des préoccupations. Le futur projet de loi « grand âge » attendu pour la fin de l'année devra également répondre à cette attente forte des Français : vieillir chez eux le plus longtemps possible.
Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

07 mars 2019
Prévention

Glaucome : dépister pour éviter la cécité

Glaucome : dépister pour éviter la cécité

La Semaine mondiale du glaucome se tient du 10 au 16 mars 2019. A cette occasion, l'Union nationale des aveugles et déficients visuels lance sa campagne “Ne laissez pas le glaucome vous voler la vue”. Le glaucome est la deuxième cause de cécité après la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA). Ils sont un million à en souffrir, mais près de la moitié l'ignore.


Le glaucome est une maladie oculaire qui touche surtout les personnes de plus de 45 ans. Il est dû à une montée de la pression oculaire entrainant une atteinte du nerf optique (qui envoie les informations visuelles au cerveau) et du champ visuel. « Le glaucome se caractérise en effet par une atteinte progressive et irréversible du champ visuel, d'abord périphérique et longtemps non perçue » indique le professeur Antoine Labbe, responsable de l'Unité du Glaucome de l'Hôpital Ambroise Paré. Selon la Haute Autorité de Santé (HAS), le glaucome pourrait toucher 2 millions de personnes en 2020 en France.


Cette maladie peut longtemps passer inaperçue car elle est le plus souvent non douloureuse et ne se traduit par aucune gêne visuelle notable au début. Un million de Français en souffrent, mais près de la moitié l'ignore selon la Société française d'ophtalmologie. S'il n'est pas pris à temps, le glaucome peut pourtant conduire à la cécité.

Insidieuse, la maladie progresse sans que l'on ne s'en rende compte : la moitié des gens atteints l'ignore. La vision est altérée sur les côtés, avec une difficulté à fixer son regard sur une cible mobile. Ensuite, le champ visuel se rétrécit de plus en plus, jusqu'à ce que seule une petite partie de l'environnement reste visible.


S'il n'est pas traité, le glaucome provoque une destruction du nerf optique. Mais dépisté à un stade précoce, le glaucome peut être traité et le champ visuel préservé.

 

Etes-vous une personne à risque ?

 

Par définition, le glaucome n'est pas une maladie du sujet âgé et peut survenir à tout âge de la vie, y compris à la naissance. En revanche, la fréquence du glaucome augmente avec l'âge, assez fortement après 70 ans où plus de 10% de la population aurait un glaucome. Le dépistage du glaucome doit se faire avant 70 ans, vers la cinquantaine (au moment où on commence à avoir des difficultés à lire sans lunettes).

 

Le dépistage


Il est recommandé de se faire dépister tous les trois ans dès l'âge de 40 ans, tous les deux ans pour les plus de 50 ans et chaque année au-delà de 60 ans (même en l'absence de troubles visuels ou de maux de tête). « Plus le glaucome est diagnostiqué tôt, plus les traitements sont efficaces pour prévenir et ralentir la perte de vision, voire pour l'améliorer. Il n'est pas possible aujourd'hui de guérir d'un glaucome. Tout au mieux sait-on ralentir et stopper son évolution d'où la nécessité de le dépister », explique l'association UNADEV (Union nationale des aveugles et déficients visuels).

 


Le dépistage du glaucome s'adresse aux personnes ayant les caractéristiques suivantes :
- Toute personne de 40 ans ou plus

- Toute personne ayant une myopie ou souffrant d'hypertension artérielle, d'un diabète, d'une apnée du sommeil, d'une hypothyroïdie ou ayant pris de façon prolongée des corticoïdes

 

 

Un certain nombre de facteurs sont connus pour augmenter le risque du glaucome chez un individu, notamment les facteurs non-oculaires tels que l'hérédité ou le diabète, et les facteurs oculaires (liés aux yeux) tels que la pression de fluide élevée ou asymétrique de l'œil, connue sous le nom de pression intraoculaire (PIO).
Les personnes à risque, et notamment en cas d'antécédents familiaux de glaucome, doivent débuter leur dépistage plus tôt et de façon plus rapprochée : à partir de 40 ans, voire bien avant, la fréquence et le début du dépistage du glaucome étant à planifier avec son ophtalmologiste.



 

Ne laissez pas le glaucome vous voler la vue » :

 

Outre des dépistages gratuits, une opération spéciale à Lyon vec l’installation du Village du glaucome du 12 au 14 mars sur la place Antonin Poncet, l’UNADEV proposera dans la plupart de ses centres régionaux des conférences sur le glaucome, entre le 11 et le 14 mars.

 

  • Lundi 11 mars à Bordeaux à 18h00 : « Réunion d’information sur le glaucome” animée par le Docteur Cédric Schweitzer, ophtalmologue. » Rendez-vous dans les locaux du Centre Régional Nouvelle Aquitaine de Bordeaux, 2ème étage de l’UNADEV, 12 Rue de Cursol, 33000 Bordeaux. Inscriptions : 05.56.33.85.60
  • Mardi 12 mars à Pau à 15h : “Le glaucome, une affection évolutive” en présence du Docteur Wilfrid Williamson, ophtalmologue. Rendez-vous, dans les locaux du Centre régional Nouvelle-Aquitaine de Pau, 112 boulevard Alsace Lorraine, 64000 PAU. Inscriptions : 05.59.12.21.36
  • Mercredi 13 mars à Toulouse à 17h30 : “Le glaucome pour les nuls” en présence du Docteur Antoine Bastelica, ophtalmologue. Rendez-vous, dans les locaux du Centre régional Occitanie de Toulouse, 11 rue du Moulin Bayard, 31000 Toulouse. Inscriptions : 05.62.73.61.21
  • Mercredi 13 mars à Lille à 19h : “Le glaucome, combattre l’invisible” en présence du Docteur Guillaume Besombes, ophtalmologue. Rendez-vous, dans les locaux du Centre régional Hauts-de-France, 15, place aux Bleuets, 59800 Lille. Inscriptions : 03.20.45.28.13
  • Jeudi 14 mars à Boulogne-Billancourt à 18h30 – “Réunion d’information sur le glaucome” en présences du Professeur Aptel et du Professeur Lachkar, ophtalmologues. Rendez-vous, dans les locaux du Centre régional Ile-de-France, 41, avenue Édouard Vaillant, 92100 Boulogne-Billancourt. Inscriptions : 01.71.16.11.95

Ces conférences sont gratuites, ouvertes à tous mais avec inscription obligatoire.