Accompagner un proche en perte d’autonomie (handicapé ou dépendant) peut avoir de lourdes conséquences sur la santé. Trouble du sommeil, fatigue, anxiété, douleurs articulaires, troubles musculo-squelettiques… la santé des aidants est mise à mal.  Sans oublier qu’un aidant sur deux déclare souffrir de stress et de surmenage. Plus inquiétant encore : un tiers des proches aidants meurent avant leur proche malade.

Dans ce contexte, la santé sera la thématique de la prochaine édition de la Journée nationale des aidants, le 6 octobre. La place des 11 millions d’aidants - dont 5 millions auprès d’une personne âgée dépendante - fera partie des thèmes de la grande concertation nationale sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes qui débute en octobre.  Par ailleurs, la ministre des Solidarités et de la Santé a inscrit dans sa feuille de route « Grand âge et autonomie », présentée en mai dernier, un plan national pour les aidants.

Avec le vieillissement de la population, l’explosion des maladies chroniques, le développement de la prise en charge en ambulatoire et de l’hospitalisation à domicile, le rôle des proches aidants sera de plus en plus important. D’où l’urgence de prendre en compte leur rôle, leur épuisement, leur droit au répit.

Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

23 mars 2018
Prévention

L’activité physique réduit le risque de dépendance

L’activité physique réduit le risque de dépendance

Près de la moitié des seniors français ne pratique aucune activité physique. Or, la sédentarité et le manque d’activité physique régulière sont l’un des facteurs les plus délétères pour la santé.

 

De nombreuses études confirment que les personnes âgées physiquement actives se maintiennent en bonne santé beaucoup plus longtemps que leurs pairs sédentaires.


La sédentarité est considérée aujourd’hui comme le 4ème facteur de risque de mortalité après l’hypertension artérielle, le tabagisme et le diabète.


Et pourtant, un sondage réalisé en octobre 2013 par la Fédération des prestataires de santé à domicile a mis en évidence l’insuffisance de l’activité physique pratiquée par les personnes âgées de 60 ans et plus. Près de la moitié des seniors français ne pratiquent aucune activité physique. 43 % des séniors font moins de 10 heures d’activités physiques par semaine (marche, ménage, courses...).

 

Chez les seniors le principal frein est le manque d’envie pour 42%, le manque de temps pour 17% et l’état de santé pour 13% d’entre eux.


Pour ceux qui s’activent, la marche (43%) arrive en première position, loin devant le vélo (15%), la natation (12%) et la gymnastique (10%)

 

Les bienfaits de l’activité physique sont désormais scientifiquement démontrés.

 

Outre l’amélioration du tonus musculaire, la pratique d’une activité physique a un bénéfice sur le plan cardiovasculaire, les maladies métaboliques, le cancer, la dépression, l'anxiété. La pratique régulière d’une activité physique réduit les risques de surcharge pondérale, d’hypertension artérielle, de diabète de type 2, d’ostéoporose, les douleurs dorsales ainsi que le cancer du côlon et du sein. Elle a aussi un effet positif sur le maintien des capacités cognitives chez les seniors.

 

L’activité physique n’agit pas seulement sur la santé physique des personnes âgées mais également sur leur santé mentale en contribuant à leur bien-être et à leur qualité de vie. 

 
Selon le Pr Jean-François Toussaint, coordinateur du Plan National de prévention par les Activités Physiques et Sportives et directeur de l’Institut de recherche bio-médicale et d'épidémiologie du sport (IRMES), l’activité physique est un pilier majeur de prévention de la dépendance. Elle réduit le déclin de l’aptitude physique, elle participe au maintien de l’équilibre nutritionnel et elle améliore les capacités cognitives (dynamisme, efficacité, sentiment de bien-être). Le maintien de l’activité physique contribue au maintien de la fonction musculaire nécessaire au maintien de la mobilité et des capacités à effectuer les activités de la vie quotidienne chez le sujet âgé.

 

Une activité physique de 30 minutes par jour est un facteur d'amélioration concrète de l'état de santé et de l'espérance de vie. Par activité physique, il faut entendre la pratique d’un sport, mais aussi toute activité réalisée dans le cadre de la vie courante (ménage, bricolage, jardinage…).

 

30 minutes de marche par jour diminuent le risque d’infarctus de près de 20% !

« La sédentarité – le temps passé assis ou allongé en dehors des temps de repas et de sommeil – et l'inactivité physique sont pourtant des facteurs de risque majeurs de maladies cardio-vasculaires », rappelle le Pr Claire Mounier-Vehier, présidente de la Fédération Française de Cardiologie et cardiologue au CHU de Lille

Pour entretenir sa forme et préserver sa santé, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande de faire 10 000 pas par jour.

 

8 Français sur 10 pensent qu'une séance d'une heure d'activité physique par semaine suffirait à prévenir les risques cardio-vasculaires, alors qu'il est en réalité plus bénéfique pour la santé de bouger régulièrement, chaque jour explique le Pr François Carré, cardiologue au CHU de Rennes et membre de la Fédération Française de Cardiologie.