On les a longtemps surnommés « Les Invisibles ». Ils tendent à l’être de moins en moins. Eux, ce sont les 11 millions de proches aidants d’une personne en perte d’autonomie. Plus de 4,5 millions d’entre eux accompagnent une personne âgée dépendante. L’actualité de ces dernières semaines montre que la reconnaissance des proches aidants avance pas à pas. Une reconnaissance de leur rôle essentiel aux côtés des professionnels du grand âge et du handicap mais également de leurs besoins d’être aidés, soutenus, soulagés, relayés.
La parution d’une récente loi sur la reconnaissance des proches aidants prévoit d'intégrer dans la négociation collective des branches professionnelles des mesures destinées à faciliter la conciliation entre la vie professionnelle et la vie personnelle des salariés proches aidants.
La ministre des Solidarités et de la Santé a annoncé qu’une série de mesures pour les proches aidants serait en réflexion cet été afin d’entrer en vigueur dès 2020. L’indemnisation du congé du proche aidant devrait être au programme. Depuis le 10 mai et jusqu’à fin 2021, des expérimentations de deux nouveaux dispositifs de répit pour les proches aidants sont lancées : le relayage et les séjours de répit aidant-aidé.
Les proches aidants sortent peu à peu de l’oubli. Pour les professionnels de l’aide à domicile, ces conjoints, enfants, frères et sœurs, amis, voisins des personnes en perte d’autonomie sont considérés, depuis longtemps, comme de précieux partenaires.
Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
Votre partenaire expert vous offre DOMIMAG, le magazine du bien-vieillir chez vous qui vous informe, vous conseille, vous oriente.

Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

30 novembre 2018
Prévention

Perte d’audition : réagir dès les premiers signes

Perte d’audition : réagir dès les premiers signes

La perte de l’audition fait partie des handicaps les plus fréquents chez les personnes âgées et apparaît relativement invalidante. Selon la direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES), 30 % de la tranche d’âge 60-69 ans seraient concernés (tous niveaux de gravité confondus), et plus de 60 % après 90 ans.

 

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), aujourd’hui, 360 millions de personnes dans le monde souffrent de déficience auditive incapacitante. En France, on estime que près de dix millions de personnes sont concernées. La limitation fonctionnelle auditive est ainsi le handicap le plus répandu dans l’Hexagone !

Avec la publication « Bien vieillir : de l’importance de bien entendre », l’action sociale Agirc et Arrco poursuit son exploration des facteurs favorisant le bien vieillir. Cette étude, menée entre novembre 2015 et février 2016 auprès de bénéficiaires des 17 centres de prévention Bien vieillir Agirc-Arrco, met en lumière l’importance de l’audition pour la qualité de vie.

 
Au-delà des difficultés de communication, la perte auditive génère souvent une certaine perte de confiance en soi. Par peur d’être mal comprise, jugée ou même moquée, la personne malentendante aura tendance à s’isoler, tant de sa sphère sociale que de ses intimes.
 
Lorsque l’audition baisse, ce sont les sons les plus aigus qui sont les plus difficiles à entendre et à comprendre. Les personnes atteintes de pertes auditives affirment souvent : « j’entends, mais je ne comprends pas ». ».

 

Risques d’isolement social

 

La baisse d’audition s’installe généralement progressivement, de manière insidieuse. Si elle n’est pas prise en charge précocement, cela peut entrainer des répercussions importantes au niveau familial, social, professionnel et même cognitif. Le constat est clair, les malentendants ont tendance à s’isoler socialement.

Or, d’un point de vue médical, l’isolement favorise le vieillissement des neurones car ces derniers sont moins sollicités, ce qui diminue les capacités cognitives et favoriserait l’apparition de maladies comme Alzheimer. Ainsi, le cerveau humain doit sans cesse être stimulé pour conserver ses capacités. Les activités sociales et l’exercice intellectuel sont donc des facteurs de prévention.
 

Consulter un médecin dès les premiers signes

 

D’où l’importance de la prévention, les solutions proposées étant d’autant plus efficaces lorsqu’elles sont adoptées dès les premiers signes.  Il est nécessaire, pour le malentendant, de prendre en compte les remarques de son entourage et de réagir dès les premiers signes :

- les bruits paraissent déformés, comme étouffés ;

- certains sont douloureux, font sursauter, ou sont déclarés insupportables ;

- l’environnement paraît plus bruyant, plus fatigant ; tout va trop vite ;

- la compréhension devient imparfaite ;

- les autres semblent parler trop vite, trop faiblement, ou mal articuler ;

- réagir à la sonnette ou répondre au téléphone devient difficile…

 

Dès que ces phénomènes surviennent, il ne faut pas hésiter à en parler à son médecin traitant qui orientera vers un médecin ORL.

 

Le guide « Bien vieillir : de l’importance de bien entendre » est téléchargeable sur le site www.agirc-arrco.fr