L’année 2019 marquera-t-elle un vrai virage dans la politique d’accompagnement des personnes âgées en perte d’autonomie ? Une loi « Grand âge et autonomie » a été promise par le gouvernement notamment pour régler l’éternelle question du financement de la prise en charge de la dépendance.

Les Français sont préoccupés par la question de la perte d’autonomie et attendent des solutions pour les personnes âgées. Pour preuve, leur forte mobilisation pour contribuer à la consultation citoyenne en ligne « Comment mieux prendre soin de nos aînés ? », dans le cadre de la concertation nationale « Grand âge et autonomie » : 414.000 personnes de tous âges ont participé. Elles ont posté pas moins de 18.000 propositions. Au total, 1,7 million de votes ont été enregistrés ! Cette consultation « se distingue par son ampleur exceptionnelle », s’est félicité le ministère des Solidarités et de la Santé.

Sans surprise, les Français plébiscitent le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie et définissent trois priorités : l’adaptation des logements, l’équipement en solutions innovantes et le développement d’une vraie offre de services à domicile. En 2015, la loi d’adaptation de la société au vieillissement, dite loi ASV, avait donné la priorité au soutien à domicile et à l’aide aux aidants. La future loi sur le grand âge devrait renforcer ces deux axes. La concertation se poursuit, un rapport préparatoire pour le projet de loi doit être remis au gouvernement en janvier.

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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

13 février 2017
Parkinson

Deux outils pour mieux gérer son traitement

Deux outils pour mieux gérer son traitement

L'association France Parkinson propose aux malades une « carte médicale Parkinson » pour prévenir les arrêts accidentels de traitements lors de situations d’urgence et un auto-questionnaire en ligne pour repérer les troubles du comportement liés aux traitements. Présentation.

 

Pour les personnes âgées atteintes de la maladie de Parkinson, le traitement doit être pris à des heures régulières et fixes. Or, certains patients peuvent être privés de leur traitement antiparkinsonien dans des situations d'urgence non liées à leur maladie. Pour faciliter la transmission des informations sur leur pathologie et leurs prises médicamenteuses habituelles, les patients parkinsoniens peuvent se munir de la Carte médicale Parkinson.

 

Comment utiliser la Carte médicale Parkinson ?


La carte doit être remplie avec les informations de traitements et de contacts propres au patient (médicaments, posologies, heures de prises, personne à prévenir en cas d'urgence, coordonnées du médecin, allergies éventuelles…).

Il revient ensuite à ce dernier de la conserver sur lui et de la signaler le cas échéant.


Ce document édité par France Parkinson est disponible à la commande auprès du Cespharm. Il vient d'être actualisé avec la collaboration du Ministère des Affaires sociales et de la Santé.


« Mon comportement a-t-il changé, suis-je différent ? »


« Les traitements dans la maladie de Parkinson, en contrepartie de leurs bénéfices moteurs pour la personne malade, peuvent provoquer des effets indésirables : addictions aux jeux d’argent, achats inconsidérés, hypersexualité, alimentation compulsive, classements répétés sans but… 14 à 25% des malades ont été confrontés à l’un ou plusieurs de ses troubles dont le caractère souvent intime rend difficile l’échange avec un(e) professionnel(le) de santé et une adaptation du traitement pour mettre fin à ces troubles », précise France Parkinson.

 

Afin d'aider au repérage d'effets indésirables médicamenteux, France Parkinson lance un outil en ligne d’aide à l’auto-évaluation d’éventuels effets indésirables dus aux traitements antiparkinsoniens.

 

 

Cet auto-questionnaire permet au patient et/ou à ses proches, d'évaluer en 10 à 15 minutes s'il est sujet à des modifications de comportement possiblement induites par le traitement antiparkinsonien.

Ce questionnaire disponible en ligne, peut également être imprimé en cas de besoin. http://effetsindesirablesautoquestionnairefranceparkinson.fr/


Ce nouveau support en ligne permettra aux malades de Parkinson et/ou à leurs proches d’évaluer d’éventuels troubles induits par les traitements antiparkinsoniens en répondant à une quinzaine de questions en toute confidentialité.

 

«Mon comportement a-t-il changé, suis-je différent ? Chaque malade, chaque proche peut à un moment se poser des questions. Aborder de front le sujet avec le corps médical n’est pas simple et pourtant il s’agit parfois d’ajuster le traitement. Nous tentons de proposer une piste pour parler librement d’un problème avant qu’il ne devienne grave », explique Florence Delamoye, Directrice de France Parkinson. 


« L'auto-questionnaire ne peut en aucun cas remplacer une consultation médicale. Il alerte éventuellement un malade et ses proches. Il peut servir de support pour échanger avec le neurologue en charge de la maladie qui ajustera le traitement si besoin », souligne l’association.


La maladie de Parkinson touche près de 160 000 personnes en France, dont 25 000 nouveaux cas chaque année.