Accompagner un proche en perte d’autonomie (handicapé ou dépendant) peut avoir de lourdes conséquences sur la santé. Trouble du sommeil, fatigue, anxiété, douleurs articulaires, troubles musculo-squelettiques… la santé des aidants est mise à mal.  Sans oublier qu’un aidant sur deux déclare souffrir de stress et de surmenage. Plus inquiétant encore : un tiers des proches aidants meurent avant leur proche malade.

Dans ce contexte, la santé sera la thématique de la prochaine édition de la Journée nationale des aidants, le 6 octobre. La place des 11 millions d’aidants - dont 5 millions auprès d’une personne âgée dépendante - fera partie des thèmes de la grande concertation nationale sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes qui débute en octobre.  Par ailleurs, la ministre des Solidarités et de la Santé a inscrit dans sa feuille de route « Grand âge et autonomie », présentée en mai dernier, un plan national pour les aidants.

Avec le vieillissement de la population, l’explosion des maladies chroniques, le développement de la prise en charge en ambulatoire et de l’hospitalisation à domicile, le rôle des proches aidants sera de plus en plus important. D’où l’urgence de prendre en compte leur rôle, leur épuisement, leur droit au répit.

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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

13 février 2017
Parkinson

Deux outils pour mieux gérer son traitement

Deux outils pour mieux gérer son traitement

L'association France Parkinson propose aux malades une « carte médicale Parkinson » pour prévenir les arrêts accidentels de traitements lors de situations d’urgence et un auto-questionnaire en ligne pour repérer les troubles du comportement liés aux traitements. Présentation.

 

Pour les personnes âgées atteintes de la maladie de Parkinson, le traitement doit être pris à des heures régulières et fixes. Or, certains patients peuvent être privés de leur traitement antiparkinsonien dans des situations d'urgence non liées à leur maladie. Pour faciliter la transmission des informations sur leur pathologie et leurs prises médicamenteuses habituelles, les patients parkinsoniens peuvent se munir de la Carte médicale Parkinson.

 

Comment utiliser la Carte médicale Parkinson ?


La carte doit être remplie avec les informations de traitements et de contacts propres au patient (médicaments, posologies, heures de prises, personne à prévenir en cas d'urgence, coordonnées du médecin, allergies éventuelles…).

Il revient ensuite à ce dernier de la conserver sur lui et de la signaler le cas échéant.


Ce document édité par France Parkinson est disponible à la commande auprès du Cespharm. Il vient d'être actualisé avec la collaboration du Ministère des Affaires sociales et de la Santé.


« Mon comportement a-t-il changé, suis-je différent ? »


« Les traitements dans la maladie de Parkinson, en contrepartie de leurs bénéfices moteurs pour la personne malade, peuvent provoquer des effets indésirables : addictions aux jeux d’argent, achats inconsidérés, hypersexualité, alimentation compulsive, classements répétés sans but… 14 à 25% des malades ont été confrontés à l’un ou plusieurs de ses troubles dont le caractère souvent intime rend difficile l’échange avec un(e) professionnel(le) de santé et une adaptation du traitement pour mettre fin à ces troubles », précise France Parkinson.

 

Afin d'aider au repérage d'effets indésirables médicamenteux, France Parkinson lance un outil en ligne d’aide à l’auto-évaluation d’éventuels effets indésirables dus aux traitements antiparkinsoniens.

 

 

Cet auto-questionnaire permet au patient et/ou à ses proches, d'évaluer en 10 à 15 minutes s'il est sujet à des modifications de comportement possiblement induites par le traitement antiparkinsonien.

Ce questionnaire disponible en ligne, peut également être imprimé en cas de besoin. http://effetsindesirablesautoquestionnairefranceparkinson.fr/


Ce nouveau support en ligne permettra aux malades de Parkinson et/ou à leurs proches d’évaluer d’éventuels troubles induits par les traitements antiparkinsoniens en répondant à une quinzaine de questions en toute confidentialité.

 

«Mon comportement a-t-il changé, suis-je différent ? Chaque malade, chaque proche peut à un moment se poser des questions. Aborder de front le sujet avec le corps médical n’est pas simple et pourtant il s’agit parfois d’ajuster le traitement. Nous tentons de proposer une piste pour parler librement d’un problème avant qu’il ne devienne grave », explique Florence Delamoye, Directrice de France Parkinson. 


« L'auto-questionnaire ne peut en aucun cas remplacer une consultation médicale. Il alerte éventuellement un malade et ses proches. Il peut servir de support pour échanger avec le neurologue en charge de la maladie qui ajustera le traitement si besoin », souligne l’association.


La maladie de Parkinson touche près de 160 000 personnes en France, dont 25 000 nouveaux cas chaque année.