Qui dit nouvelle année, dit nouvelles résolutions, nouvelles priorités. Pour la stratégie nationale de santé 2018-2022, la prévention et la promotion de la santé seront deux axes centraux. En somme, mieux vaut prévenir que guérir !
Les personnes âgées comptent parmi les publics prioritaires avec la prévention de la perte d’autonomie.

En ligne de mire ? La prévention de la dénutrition qui passe par une alimentation adéquate et une activité physique régulière et adaptée. La prévention de la dépression des seniors notamment grâce à la lutte contre le risque d’isolement social. Haro également sur la iatrogénie médicamenteuse et les chutes, principaux facteurs d’hospitalisation évitable des personnes âgées et qui accentuent la dégradation de l’état de santé et l’entrée en dépendance.
 
Après la loi d’adaptation de la société au vieillissement, la stratégie nationale de santé 2018-2022 entend renforcer, à son tour, le repérage et la reconnaissance du rôle des aidants des personnes âgées, handicapées, ou atteintes de maladies chroniques.

Un soutien indispensable pour ces 11 millions de personnes dont l'engagement auprès de leurs proches a souvent des effets négatifs sur leurs revenus, leur vie professionnelle et sociale, leur état de santé et leur bien-être. Un soutien qui reposera également sur le développement des dispositifs de répit.

Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile. Votre partenaire expert vous offre DOMIMAG, le magazine du bien-vieillir chez vous qui vous informe, vous conseille, vous oriente.

Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

13 février 2017
Parkinson

Deux outils pour mieux gérer son traitement

Deux outils pour mieux gérer son traitement

L'association France Parkinson propose aux malades une « carte médicale Parkinson » pour prévenir les arrêts accidentels de traitements lors de situations d’urgence et un auto-questionnaire en ligne pour repérer les troubles du comportement liés aux traitements. Présentation.

 

Pour les personnes âgées atteintes de la maladie de Parkinson, le traitement doit être pris à des heures régulières et fixes. Or, certains patients peuvent être privés de leur traitement antiparkinsonien dans des situations d'urgence non liées à leur maladie. Pour faciliter la transmission des informations sur leur pathologie et leurs prises médicamenteuses habituelles, les patients parkinsoniens peuvent se munir de la Carte médicale Parkinson.

 

Comment utiliser la Carte médicale Parkinson ?


La carte doit être remplie avec les informations de traitements et de contacts propres au patient (médicaments, posologies, heures de prises, personne à prévenir en cas d'urgence, coordonnées du médecin, allergies éventuelles…).

Il revient ensuite à ce dernier de la conserver sur lui et de la signaler le cas échéant.


Ce document édité par France Parkinson est disponible à la commande auprès du Cespharm. Il vient d'être actualisé avec la collaboration du Ministère des Affaires sociales et de la Santé.


« Mon comportement a-t-il changé, suis-je différent ? »


« Les traitements dans la maladie de Parkinson, en contrepartie de leurs bénéfices moteurs pour la personne malade, peuvent provoquer des effets indésirables : addictions aux jeux d’argent, achats inconsidérés, hypersexualité, alimentation compulsive, classements répétés sans but… 14 à 25% des malades ont été confrontés à l’un ou plusieurs de ses troubles dont le caractère souvent intime rend difficile l’échange avec un(e) professionnel(le) de santé et une adaptation du traitement pour mettre fin à ces troubles », précise France Parkinson.

 

Afin d'aider au repérage d'effets indésirables médicamenteux, France Parkinson lance un outil en ligne d’aide à l’auto-évaluation d’éventuels effets indésirables dus aux traitements antiparkinsoniens.

 

 

Cet auto-questionnaire permet au patient et/ou à ses proches, d'évaluer en 10 à 15 minutes s'il est sujet à des modifications de comportement possiblement induites par le traitement antiparkinsonien.

Ce questionnaire disponible en ligne, peut également être imprimé en cas de besoin. http://effetsindesirablesautoquestionnairefranceparkinson.fr/


Ce nouveau support en ligne permettra aux malades de Parkinson et/ou à leurs proches d’évaluer d’éventuels troubles induits par les traitements antiparkinsoniens en répondant à une quinzaine de questions en toute confidentialité.

 

«Mon comportement a-t-il changé, suis-je différent ? Chaque malade, chaque proche peut à un moment se poser des questions. Aborder de front le sujet avec le corps médical n’est pas simple et pourtant il s’agit parfois d’ajuster le traitement. Nous tentons de proposer une piste pour parler librement d’un problème avant qu’il ne devienne grave », explique Florence Delamoye, Directrice de France Parkinson. 


« L'auto-questionnaire ne peut en aucun cas remplacer une consultation médicale. Il alerte éventuellement un malade et ses proches. Il peut servir de support pour échanger avec le neurologue en charge de la maladie qui ajustera le traitement si besoin », souligne l’association.


La maladie de Parkinson touche près de 160 000 personnes en France, dont 25 000 nouveaux cas chaque année.