L’année 2019 marquera-t-elle un vrai virage dans la politique d’accompagnement des personnes âgées en perte d’autonomie ? Une loi « Grand âge et autonomie » a été promise par le gouvernement notamment pour régler l’éternelle question du financement de la prise en charge de la dépendance.

Les Français sont préoccupés par la question de la perte d’autonomie et attendent des solutions pour les personnes âgées. Pour preuve, leur forte mobilisation pour contribuer à la consultation citoyenne en ligne « Comment mieux prendre soin de nos aînés ? », dans le cadre de la concertation nationale « Grand âge et autonomie » : 414.000 personnes de tous âges ont participé. Elles ont posté pas moins de 18.000 propositions. Au total, 1,7 million de votes ont été enregistrés ! Cette consultation « se distingue par son ampleur exceptionnelle », s’est félicité le ministère des Solidarités et de la Santé.

Sans surprise, les Français plébiscitent le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie et définissent trois priorités : l’adaptation des logements, l’équipement en solutions innovantes et le développement d’une vraie offre de services à domicile. En 2015, la loi d’adaptation de la société au vieillissement, dite loi ASV, avait donné la priorité au soutien à domicile et à l’aide aux aidants. La future loi sur le grand âge devrait renforcer ces deux axes. La concertation se poursuit, un rapport préparatoire pour le projet de loi doit être remis au gouvernement en janvier.

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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

23 janvier 2019
Cardio-vasculaires

Prendre son pouls, un geste simple pour éviter l'AVC

Prendre son pouls, un geste simple pour éviter l'AVC

Essoufflement, fatigue, palpitations... Ces symptômes peuvent être les signes d'une Fibrillation Atriale (FA), un trouble du rythme cardiaque. Cette pathologie touche 1% de la population française, notamment les plus de 65 ans et, représente un facteur de risque majeur de l'Accident Vasculaire Cérébral (AVC).

 

La fibrillation atriale est un trouble du rythme cardiaque qui touche principalement les seniors. « Plus de 70% des cas sont diagnostiqués entre 65 ans et 85 ans. La fibrillation atriale est le plus souvent une complication d'une hypertension artérielle et d'autres facteurs contributifs de cette augmentation de pression dans les oreillettes. Une personne souffrant de fibrillation atriale a 5 fois plus de risques d'avoir un AVC qu'une personne bien portante. Le problème de cette pathologie est qu'elle est silencieuse chez 1 personne sur 3, à savoir sans symptôme. Dans un cas sur deux, le patient découvre sa pathologie fortuitement au cours d'un examen de routine », témoigne le Dr François Liard, médecin généraliste.

Soudain, imprévisible, l'accident vasculaire cérébral (AVC) frappe, chaque année, environ 130.000 patients français hospitalisés, soit 1 personne toutes les 4 minutes. Pour prévenir les risques de survenue d'un AVC, il faut agir sur les facteurs de risque dont la fibrillation atriale. En effet, « les personnes souffrant d'une FA ont 5 fois plus de risques de faire un AVC », affirme le Dr François Liard. Les AVC qui surviennent et qui sont liés à une FA sont graves. En effet, la mortalité à 30 jours est de 30% et la mortalité à 1 an est de 50%. D'où l'importance de la dépister et de la traiter.

La Fédération Nationale France AVC et la Fondation Coeur et Artères - invitent les Français à prendre leur pouls, moyen simple et efficace de détecter une éventuelle fibrillation atriale, à travers leur nouvelle campagne « La prise de pouls : un geste simple qui peut sauver la vie ».

Cette campagne se décline sous la forme d'une affiche chez les professionnels de santé et de deux plaquettes informatives téléchargeables sur le site www.avcvitele15.com.

 

Comment bien prendre son pouls ?

 

«Il suffit d'appliquer l'index et le majeur sur l'artère radiale - au niveau du poignet - ou sur la carotide - au niveau du cou - , le patient perçoit son pouls et le mesure avec la trotteuse de sa montre ou un chronomètre. La première chose est de déterminer le rythme, à savoir s'il est régulier ou non. Une irrégularité du rythme peut être parfaitement bénigne, mais peut aussi être le signe d'une fibrillation atriale. Enfin, la fréquence ne doit pas descendre en dessous de 40 pulsations par minute, ni aller au-delà de 120 pulsations par minute. Au-dessus de 120, il peut s'agir d'une fibrillation atriale, la personne doit alors consulter son médecin », insiste le Dr François Liard.

Dans la majorité des cas, il est possible de réduire les risques de survenue d'un AVC en dépistant et traitant les facteurs de risque. Le patient doit consulter son médecin pour prendre sa tension pour détecter une fibrillation atriale. « Pour résumer, pour prévenir l'AVC, trois choses sont importantes : l'hygiène de vie, le suivi (dépistage) et si l'on a un signe d'AVC ou qu'un proche présente les symptômes, il faut vite appeler le 15. Cela doit être un réflexe. Il vaut mieux prévenir que guérir », insiste Françoise Benon, Présidente Nationale de la Fédération France-AVC.