Débutée en octobre dernier, la concertation « Grand âge et autonomie » vient de prendre fin. La consultation en ligne des Français sur la question « Comment mieux prendre soin de nos aînés » avait rencontré un franc succès : 414.000 participants pour plus de 18.000 contributions citoyennes. Sans surprise, les répondants ont d’abord demandé à pouvoir vieillir chez eux.
Dix groupes de travail ont rendu leurs conclusions sur des sujets tels que la place de la personne âgée à l’hôpital, le panier de biens et services, l’offre de demain, ou encore l’articulation entre les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et le domicile, et des forums régionaux ont enrichi cette réflexion. Les enseignements de tous ces travaux donneront lieu à un rapport remis le 28 mars au gouvernement.
Et ensuite ? Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé a promis, le 12 mars, lors des Assises nationales des Ehpad à Paris, que le gouvernement passera alors « à l'action » dans les semaines suivantes en vue d'« apporter des solutions immédiates et des solutions de long terme ».
La loi d’adaptation de la société au vieillissement (ASV) de décembre 2015 a placé le maintien à domicile des personnes âgées dépendantes au cœur des préoccupations. Le futur projet de loi « grand âge » attendu pour la fin de l'année devra également répondre à cette attente forte des Français : vieillir chez eux le plus longtemps possible.
Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

26 février 2019
Autres pathologies

Comment prendre soin de ses reins ?

Comment prendre soin de ses reins ?

La maladie rénale est dite « silencieuse » car elle ne se manifeste par aucun symptôme perceptible. C'est généralement à un stade très avancé de la maladie que l'on se rend compte que l'on est malade. La Semaine Nationale du Rein du 9 au 16 mars est une bonne occasion de se faire dépister et de vérifier le bon fonctionnement de vos reins.

Aujourd'hui en France, plus d'un tiers des personnes entrent en urgence en traitement de suppléance, greffe ou dialyse. Un dépistage précoce permet une prise en charge appropriée qui ralentira, voire stoppera, l'évolution vers une insuffisance rénale dite « terminale » (lorsque les reins ne fonctionnent plus du tout). Or, encore chaque année, environ 11 000 personnes (+2 % /an) apprennent qu'elles souffrent d'une insuffisance rénale chronique. Le coût humain de l'insuffisance rénale chronique, en termes de qualité de vie, et son coût financier pour la communauté (l'Assurance-maladie avait établi ce coût à plus de 4 milliards en 2007) sont gigantesques. 

 

Pourquoi se faire dépister ?

La maladie rénale est dite « silencieuse » car elle ne se manifeste par aucun symptôme perceptible. C'est généralement à un stade très avancé de la maladie que l'on se rend compte que l'on est malade. Aujourd'hui en France, plus d'un tiers des personnes entrent en urgence en traitement de suppléance, greffe ou dialyse*. Un dépistage précoce permet une prise en charge appropriée qui ralentira, voire stoppera, l'évolution vers une insuffisance rénale dite « terminale » (lorsque les reins ne fonctionnent plus du tout). Or encore chaque année, environ 11 000 personnes (+2 % /an) apprennent qu'elles souffrent d'une insuffisance rénale chronique.

 

Les bonnes habitudes à adopter

 

- Avoir une alimentation équilibrée permet d'éviter le surpoids. L'obésité est un facteur qui favorise la maladie rénale.

- Lutter contre la sédentarité grâce à une activité physique adaptée à son âge.

- Boire la quantité d'eau adaptée à ses besoins (au moins 1,5 litre par jour) répartie sur la journée, afin de faciliter le travail de vos reins.

- Arrêter de fumer.

- Ne pas manger trop salé, car l'excès de sel favorise l'hypertension. Attention à la surconsommation de plats tout prêts du commerce

- Attention aux substances qui peuvent être toxiques ! L'aspirine, les anti-inflammatoires non-stéroïdiens comme l'ibuprofène peuvent être toxiques pour le rein lorsqu'ils sont utilisés à forte dose ou à long terme. N'abusez pas des laxatifs et des diurétiques. Evitez les herbes dites « soignantes » et plus généralement tout produit dont la composition n'est pas clairement identifiée. L'excès de protéine (œuf, viande, poisson) « fatigue » le rein et, à terme, l'abîme. Méfiez-vous donc des régimes hyper-protéinés.