La réussite du maintien à domicile d’une personne âgée dépendante ou d’une personne handicapée repose sur un trinôme : la personne aidée, l’aidant professionnel et l’aidant familial.

En France, 8,3 millions de personnes - dont 57% de femmes -  accompagnent un proche dépendant de façon régulière et non professionnelle. Presque la moitié des aidants occupent parallèlement un emploi. Favoriser la conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle des aidants reste un enjeu de taille.

Si la loi du 28 décembre 2015 relative à l’adaptation de la société au vieillissement a consacré un statut juridique des aidants et transformé le congé de soutien familial en congé de proche aidant, des avancées restent à faire. Mais les lignes bougent dans le bon sens en 2018.

Ainsi, la loi permettant à des salariés de faire don de leurs jours de repos à un collègue aidant un proche âgé dépendant ou handicapé est parue au Journal Officiel le 14 février.
Pour soutenir les aidants, une proposition de loi qui sera examinée en mars par le Parlement préconise d'indemniser le congé du proche aidant et de prendre en compte cette tâche « invisible » et « gratuite » dans les droits à la retraite.

Un pas de plus vers davantage de reconnaissance pour les aidants familiaux, ces acteurs clés du maintien à domicile.

Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

10 février 2017
Adaptation du logement

Que peut faire l’ANAH pour vous ?

Que peut faire l’ANAH pour vous ?

La facture pour effectuer des travaux pour adapter son logement à son avancée en âge peut vite grimper. Et si vous demandiez un coup de pouce financier à l’Agence nationale d’amélioration de l’habitat ?

 

L’Agence nationale d’amélioration de l’habitat (ANAH) accorde des aides - sous conditions - pour financer les travaux l’adaptation des logements au handicap ou à la perte d’autonomie d’une personne âgée. Actuellement en France, 86% des personnes âgées de 60 ans et + sont propriétaires de leur logement ; seulement 14% sont locataires.
La cible prioritaire de l'ANAH est les propriétaires occupants. « 52% d’entre eux sont éligibles aux aides de l’ANAH, 82% vivent dans des maisons individuelles et leur revenu annuel moyen est égal à 11 500 € », précise l’agence.

 

En 2016, près de 18 000 logements ont été aménagés pour des personnes âgées et des personnes handicapées (15 783 logements en 2015).


Quels  travaux d’aménagement ?

 

Les travaux consistent à compenser les « incapacités » liés à la mobilité, la baisse de la vue, de l’ouïe, ou la diminution des aptitudes physiques, par des aménagements spécifiques et des adaptations ergonomiques. Les travaux les plus fréquents concernent la salle de bain et salon ou la salle de bain et la cuisine.

 

Les travaux doivent permettre d’adapter le logement et ses accès aux besoins spécifiques d’une personne en situation de handicap ou de perte d’autonomie liée au vieillissement. Le demandeur doit fournir :
·    un justificatif de handicap ou de perte d’autonomie : décision de la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) ou évaluation de la perte d’autonomie en Groupe iso-ressource (GIR) ;
·    un document permettant de vérifier l’adéquation du projet à ses besoins réels : rapport d’ergothérapeute, diagnostic autonomie ou évaluation réalisée lors de la demande de Prestation de compensation du handicap (PCH).

 

L’Anah peut financer jusqu’à la moitié de vos travaux et vous accompagner dans toutes les étapes de votre projet.

Le montant de votre aide

  • Si vous vous situez dans la catégorie "ressources très modestes" : 50 % du montant total des travaux HT. L’aide de l’Anah est de 10 000 € maximum.
  • Si vous vous situez dans la catégorie "ressources modestes" : 35 % du montant total des travaux HT. L’aide de l’Anah est de 7 000 € maximum.

Les conditions principales à remplir

 

Vous habitez dans le logement dont vous êtes propriétaire et :

  • vous ne dépassez pas un certain niveau de ressources ;

  • votre logement a plus de 15 ans à la date où est acceptée votre demande d'aide.

 

Des aides cumulables

Les subventions de l’Anah pour la perte d'autonomie sont cumulables avec les autres aides de l’Agence pour l’amélioration du logement. Elles peuvent être combinées avec celles des collectivités (départements pour les bénéficiaires de l’allocation personnalisée d’autonomie, autres collectivités ayant mis en place des aides), de la Caisse nationale assurance vieilliesse (CNAV) et des autres caisses de retraite ou de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) pour les personnes handicapées mais également avec le crédit d’impôt.


 « S’agissant du maintien à domicile, l’Anah va engager un travail partenarial avec la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) et les caisses de retraite pour simplifier le parcours des personnes souhaitant bénéficier d’une aide, et assurer une meilleure information. L’Agence souhaite rénover 15 000 logements en 2015 participant ainsi à l’objectif gouvernemental (80 000 logements adaptés à la perte d’autonomie d’ici à 2017) » , précise l’ANAH.

 

Pour connaître le point d'informations proche de chez vous, appelez le : 0 820 15 15 15 (0,12 € TTC/min depuis un poste fixe).