Pour les personnes âgées comme pour leurs proches aidants, la saison estivale est bien souvent une période qui appelle à de nombreuses vigilances. C’est tout particulièrement vrai quand la France est touchée par un épisode caniculaire comme c’est le cas depuis le 24 juin. Les températures devraient osciller sur la plupart des régions entre 35 °C à 39 °C pendant toute la semaine.
Avec le réchauffement climatique, ces épisodes caniculaires seront de plus en plus nombreux et de plus en plus intenses. Depuis la canicule de 2003 et ses 15.000 décès entre le 1er et 20 août, majoritairement chez les personnes âgées, la France a adopté le Plan national canicule, un dispositif de prévention efficace. Mais il n’est pas superflu de rappeler, comme le fait Domimag, les mesures de précaution à prendre pour protéger les personnes âgées lors des fortes chaleurs.
Redoublons de vigilance surtout avec les personnes âgées isolées ! Celles qui le sont tout au long de l’année tout comme celles qui le seront durant les mois de juillet et d’août, avec le départ en vacances de leurs proches. Repérer, prévenir, conseiller, sensibiliser : quand les températures grimpent, les professionnels de l’aide à domicile jouent alors un rôle clé auprès des seniors les plus fragiles.
Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

11 janvier 2017
Sécurité au quotidien

Accidents de la vie courante : les personnes âgées premières concernées

Accidents de la vie courante : les personnes âgées premières concernées

Les accidents de la vie courante ont été à l’origine de 21.470 décès en 2012 en France métropolitaine, et les plus de 65 ans en étaient les premières victimes. Ainsi, deux tiers des décès par accident de la vie courante surviennent chez les plus de 75 ans? selon des travaux publiés ce 10 janvier dans le Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire.

 

 Si le taux de mortalité lié aux accidents de la vie courante est en baisse constante depuis quinze ans, le nombre de décès reste très important. Dans près de huit cas sur dix, ces décès concernent des personnes âgées de 65 ans et plus, C’est ce qu’indiquent les données publiées ce 10 janvier dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire de l’agence Santé publique France.

En 2012, les accidents de la vie courante ont provoqué 21 470 décès en France. Selon le dernier Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire (BEH), les personnes âgées du fait d’une perte d’autonomie motrice s’avèrent les plus touchées. 

 

Principale caue de mortalité : les chutes

 

9.600 décès étaient imputables à une chute ou aux conséquences d’une chute en 2012, «ce qui représente presque la moitié des décès par accident», souligne Linda Lasbeur, auteur du rapport et épidémiologiste dans l’unité Traumatismes de la Direction des maladies non transmissibles et des traumatismes à Santé publique France. 6.038 de ces décès par chute ont eu lieu chez les 85 ans et plus. Au total, «plus des deux tiers des décès par accidents de la vie courante sont survenus chez plus de 75 ans (14.805 décès)», note le BEH. S'agissant des suffocations, les auteurs de l'étude précisent que la grande majorité des drames sont survenus à partir de 75 ans, le plus souvent après l'ingestion d'aliments provoquant l'obstruction des voies respiratoires.


Dans le détail, avec un ratio de 36,7 pour 100 000 personnes, contre 21,3 pour 100 000 dans la population féminine, les hommes sont les plus exposés aux risques d’accidents domestiques mortels. Point édifiant, les deux tiers des victimes ont plus de 75 ans.

Les chutes constituent les principales causes de mortalité par AcVC. Ainsi, 6 119 chutes mortelles ont été recensées en 2012. Suivent les suffocations, les noyades et les intoxications.
La majorité de ces accidents est survenue « dans un établissement hospitalier (56%), à domicile (22%), dans une maison de retraite (13%), sur la voie publique (4%) et dans un autre lieu (5%) ». Les régions les plus impactées sont la Bretagne, le Nord-Pas-de-Calais devant le Limousin, le Languedoc-Roussillon et la Franche-Comté. L’Ile-de-France affiche elle, un taux de mortalité inférieur à la moyenne nationale.