Accompagner un proche en perte d’autonomie (handicapé ou dépendant) peut avoir de lourdes conséquences sur la santé. Trouble du sommeil, fatigue, anxiété, douleurs articulaires, troubles musculo-squelettiques… la santé des aidants est mise à mal.  Sans oublier qu’un aidant sur deux déclare souffrir de stress et de surmenage. Plus inquiétant encore : un tiers des proches aidants meurent avant leur proche malade.

Dans ce contexte, la santé sera la thématique de la prochaine édition de la Journée nationale des aidants, le 6 octobre. La place des 11 millions d’aidants - dont 5 millions auprès d’une personne âgée dépendante - fera partie des thèmes de la grande concertation nationale sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes qui débute en octobre.  Par ailleurs, la ministre des Solidarités et de la Santé a inscrit dans sa feuille de route « Grand âge et autonomie », présentée en mai dernier, un plan national pour les aidants.

Avec le vieillissement de la population, l’explosion des maladies chroniques, le développement de la prise en charge en ambulatoire et de l’hospitalisation à domicile, le rôle des proches aidants sera de plus en plus important. D’où l’urgence de prendre en compte leur rôle, leur épuisement, leur droit au répit.

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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

30 janvier 2017
Sécurité au quotidien

Les personnes âgées, des piétons vulnérables

Les personnes âgées, des piétons vulnérables

En raison de la baisse de la lumInosité, l'automne et l’hiver sont deux saisons à risque pour les seniors lors de leurs déplacements. Selon le dernier bilan de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière, les piétons seniors sont les premières victimes de la route : 878 personnes âgées de 65 ans et plus ont été tuées en 2016. 

La marche est une activité physique très bénéfique pour les personnes âgées. Aussi bien sur le plan physique que sur le plan moral. La mobilité permet aux personnes âgées de maintenir un lien social, facteur clé d’une vie active heureuse. Marcher au quotidien, ou faire du vélo, oui à condition toutefois de faire preuve d’une grande vigilance pour éviter les accidents.


Les piétons constituent l'une des deux catégories d'usagers dont la mortalité a augmenté entre 2010 et 2014 (+2,9%). 

L'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) a publié, le 23 janvier,  ses premiers chiffres sur la mortalité routière de 2016.  Une fois de plus, les piétons seniors sont les premières victimes de la route : 878 personnes âgées de 65 ans et plus ont été tuées en 2016 ; Après une hausse de +8% en 2015, la mortalité des séniors de 65 ans et plus est à nouveau en hausse de l’ordre de +6% en 2016 par rapport à 2015 (soit 47 tués de plus).

 

« L’augmentation de la mortalité des personnes âgées de 75 ans ou plus est plus marquée chez les piétons, alors que l’augmentation chez les 65-74 ans concerne plutôt les cyclistes et les automobilistes », ajoute l’ONISR. 


Avec l’âge, les réflexes et la qualité de l’audition  diminuent, le champ de vision rétrécit et l’acuité visuelle faiblit.  Les conséquences d’un accident sont plus importantes chez un piéton senior  qui est plus fragile physiquement.

L’automne et l’hiver sont deux saisons à risque : de novembre jusqu’à février, le nombre de piétons tués est le plus élevé.


“Au cours de ces mois, la luminosité est fortement réduite. Ce facteur influe particulièrement sur les risques d’accident du piéton. On note notamment que la mortalité des piétons est la plus fréquente entre 17 et 21 heures avec un pic assez net à 18 heures. Ce phénomène peut s’expliquer par le manque de visibilité des automobilistes qui aperçoivent trop tard les piétons”, explique la Sécurité routière.

Chaque année, au moment du passage à l'heure d'hiver, est enregistré un pic d'accidentalité et de mortalité des piétons à l’aube (8h-10h) et au crépuscule (17h-19h).


Les personnes âgées par leur fragilité et leurs facultés, notamment visuelles, diminuées sont plus susceptibles d’avoir des accidents graves que les autres populations.

 

Avec l’âge, maintenir toujours la vigilance

 

- La qualité des réflexes faiblit avec l’âge.
- A 60 ans, on a besoin de quatre fois plus de lumière qu’à 20 ans pour bien voir.
« Si le champ visuel est de 180° au plan horizontal chez l'enfant, il n'est plus que de 120° à 70 ans », rappelle la Sécurité routière.