L’année 2019 marquera-t-elle un vrai virage dans la politique d’accompagnement des personnes âgées en perte d’autonomie ? Une loi « Grand âge et autonomie » a été promise par le gouvernement notamment pour régler l’éternelle question du financement de la prise en charge de la dépendance.

Les Français sont préoccupés par la question de la perte d’autonomie et attendent des solutions pour les personnes âgées. Pour preuve, leur forte mobilisation pour contribuer à la consultation citoyenne en ligne « Comment mieux prendre soin de nos aînés ? », dans le cadre de la concertation nationale « Grand âge et autonomie » : 414.000 personnes de tous âges ont participé. Elles ont posté pas moins de 18.000 propositions. Au total, 1,7 million de votes ont été enregistrés ! Cette consultation « se distingue par son ampleur exceptionnelle », s’est félicité le ministère des Solidarités et de la Santé.

Sans surprise, les Français plébiscitent le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie et définissent trois priorités : l’adaptation des logements, l’équipement en solutions innovantes et le développement d’une vraie offre de services à domicile. En 2015, la loi d’adaptation de la société au vieillissement, dite loi ASV, avait donné la priorité au soutien à domicile et à l’aide aux aidants. La future loi sur le grand âge devrait renforcer ces deux axes. La concertation se poursuit, un rapport préparatoire pour le projet de loi doit être remis au gouvernement en janvier.

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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

30 janvier 2017
Sécurité au quotidien

Les personnes âgées, des piétons vulnérables

Les personnes âgées, des piétons vulnérables

En raison de la baisse de la lumInosité, l'automne et l’hiver sont deux saisons à risque pour les seniors lors de leurs déplacements. Selon le dernier bilan de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière, les piétons seniors sont les premières victimes de la route : 878 personnes âgées de 65 ans et plus ont été tuées en 2016. 

La marche est une activité physique très bénéfique pour les personnes âgées. Aussi bien sur le plan physique que sur le plan moral. La mobilité permet aux personnes âgées de maintenir un lien social, facteur clé d’une vie active heureuse. Marcher au quotidien, ou faire du vélo, oui à condition toutefois de faire preuve d’une grande vigilance pour éviter les accidents.


Les piétons constituent l'une des deux catégories d'usagers dont la mortalité a augmenté entre 2010 et 2014 (+2,9%). 

L'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) a publié, le 23 janvier,  ses premiers chiffres sur la mortalité routière de 2016.  Une fois de plus, les piétons seniors sont les premières victimes de la route : 878 personnes âgées de 65 ans et plus ont été tuées en 2016 ; Après une hausse de +8% en 2015, la mortalité des séniors de 65 ans et plus est à nouveau en hausse de l’ordre de +6% en 2016 par rapport à 2015 (soit 47 tués de plus).

 

« L’augmentation de la mortalité des personnes âgées de 75 ans ou plus est plus marquée chez les piétons, alors que l’augmentation chez les 65-74 ans concerne plutôt les cyclistes et les automobilistes », ajoute l’ONISR. 


Avec l’âge, les réflexes et la qualité de l’audition  diminuent, le champ de vision rétrécit et l’acuité visuelle faiblit.  Les conséquences d’un accident sont plus importantes chez un piéton senior  qui est plus fragile physiquement.

L’automne et l’hiver sont deux saisons à risque : de novembre jusqu’à février, le nombre de piétons tués est le plus élevé.


“Au cours de ces mois, la luminosité est fortement réduite. Ce facteur influe particulièrement sur les risques d’accident du piéton. On note notamment que la mortalité des piétons est la plus fréquente entre 17 et 21 heures avec un pic assez net à 18 heures. Ce phénomène peut s’expliquer par le manque de visibilité des automobilistes qui aperçoivent trop tard les piétons”, explique la Sécurité routière.

Chaque année, au moment du passage à l'heure d'hiver, est enregistré un pic d'accidentalité et de mortalité des piétons à l’aube (8h-10h) et au crépuscule (17h-19h).


Les personnes âgées par leur fragilité et leurs facultés, notamment visuelles, diminuées sont plus susceptibles d’avoir des accidents graves que les autres populations.

 

Avec l’âge, maintenir toujours la vigilance

 

- La qualité des réflexes faiblit avec l’âge.
- A 60 ans, on a besoin de quatre fois plus de lumière qu’à 20 ans pour bien voir.
« Si le champ visuel est de 180° au plan horizontal chez l'enfant, il n'est plus que de 120° à 70 ans », rappelle la Sécurité routière.