Accompagner un proche en perte d’autonomie (handicapé ou dépendant) peut avoir de lourdes conséquences sur la santé. Trouble du sommeil, fatigue, anxiété, douleurs articulaires, troubles musculo-squelettiques… la santé des aidants est mise à mal.  Sans oublier qu’un aidant sur deux déclare souffrir de stress et de surmenage. Plus inquiétant encore : un tiers des proches aidants meurent avant leur proche malade.

Dans ce contexte, la santé sera la thématique de la prochaine édition de la Journée nationale des aidants, le 6 octobre. La place des 11 millions d’aidants - dont 5 millions auprès d’une personne âgée dépendante - fera partie des thèmes de la grande concertation nationale sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes qui débute en octobre.  Par ailleurs, la ministre des Solidarités et de la Santé a inscrit dans sa feuille de route « Grand âge et autonomie », présentée en mai dernier, un plan national pour les aidants.

Avec le vieillissement de la population, l’explosion des maladies chroniques, le développement de la prise en charge en ambulatoire et de l’hospitalisation à domicile, le rôle des proches aidants sera de plus en plus important. D’où l’urgence de prendre en compte leur rôle, leur épuisement, leur droit au répit.

Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

05 avril 2018
Avis d'expert

"L’alimentation, l’activité physique, l’activité sociale contribuent au bien-vieillir"

"L’alimentation, l’activité physique, l’activité sociale contribuent au bien-vieillir"
  • Monique Ferry, nutritioniste, gériatre

La nutrition est un élément clé d'un vieillissement réussi. Les personnes âgées notamment fragilisées doivent porter une attention particulière à leur alimentation. Conseils de Monique Ferry, chercheur Inserm à l’Université Paris 13 et ancien médecin des hôpitaux en gériatrie.

 

 

Le mal vieillir n'est pas une fatalité

 

Le processus du vieillissement est individuel. Il y a autant de vieillissement que de sujets âgés. Le mal vieillir est loin d’être une fatalité. On peut vieillir bien. Le vieillissement primaire est lié à certaines anomalies héritées de ses parents. Le vieillissement secondaire découle de la manière dont une personne va se comporter et vivre au quotidien. Si vous consommez des quantités d’antioxydants et fumez comme une cheminée, vous n’arriverez pas à bien vieillir.


Une personne âgée peut avoir une pathologie chronique qui lui permet de vivre très longtemps en bonne état de santé. L’alimentation, l’activité physique, l’activité sociale, l'adaptation du traitement à sa pathologie sont autant d'actions qui contribuent au bien-vieillir.  

Quand on est fragile, on peut redevenir robuste. On n’est pas obligé d’aller vers le handicap. Auparavant on pensait que la fragilité était irreversible mais ce n'est pas le cas. C'est une bonne nouvelle pour les personnes âgées. Par exemple quand on a une fragilité musculaire, il et possible de retrouver la capacité à monter les escaliers.

 

Les bons gestes à adopter au niveau nutritionnel


15 % des personnes âgées vivant à domicile sont dénutries. La diminution des apports alimentaires est liée à de nombreux facteurs dont le fait que la personne âgée ne peut pas se déplacer plus loin que l’épicerie du coin ou porter son panier de courses. La monotonie alimentaire aggrave la diminution alimentaire.

Les personnes âgées ont besoin de se nourrir plus que des personnes jeunes. Ainsi, à partir de 65/70 ans, pour un effort identique, la dépense énergétique augmente d’environ 20%. Il ne faut donc pas manger plus mais manger mieux car il y a un moins bon « rendement » des nutriments

 

Mangez, bougez. Ne pas être sédentaire. Bougez ne signifie pas forcément faire de la gymnastique, cela signifie ne pas être sédentaire.


Certains types de médicaments modifient le goût. Quand on prend beaucoup d’eau avec les médicaments d’eau avant le repas, on a moins faim. Il faut retenir le fait que l’on peut prendre des médicaments à la fin d’un repas.

 

 Le calcium est à privilégier par voie alimentaire chez la personne âgée.

 

Les régimes restrictifs sont exclus après 70 ans, car ils ont alors un effet contraire à celui attendu, créant une dénutrition. La problématique des personnes âgées est de conserver l’appétit et le plaisir de manger, et il ne faut pas que des contraintes s’y opposent. Garder l’envie de manger peut persister chez la personne âgée.

 

Une alimentation variée pour un vieillissement réussi



Le site www.ateliercuisinesenior.com réalisé par la Société française de gériatrie et de gérontologie. Une alimentation variée, riche en fibres, vitamines, minéraux et antioxydants est la clef d’un vieillissement réussi. Or, nous avons constaté une diminution de la pratique culinaire chez les seniors, d’où la possible installation de carences et du risque de dénutrition qu’elle entraîne, voire une prise de poids non bénéfique, par inadaptation des apports aux besoins…
Remettre en question des habitudes acquises, souvent restrictives, (avec l’âge, les recommandations en termes d’interdits s’ajoutent, et s’annulent rarement), permet d’améliorer les apports en aliments essentiels tout en répondant aux besoins nutritionnels plus spécifiques du vieillissement. Pour ce faire, nous avons privilégié des recettes « adaptées » seniors…pour une meilleure utilisation des composants essentiels.